Statue de Fumaï en céramique Rakuzan-yaki au Musée d’Histoire de Matsue !

Le Musée d’Histoire de Matsue inaugurait le 18 septembre 2020 une statue de Fumaï réalisée par un artisan céramiste de Matsue !

Statue de Fumaï au Musée d’Histoire de Matsue (Kukyo Nagaoka – 2020)

C’est qui déjà Fumaï ?

Fumaï, de son vrai nom Harusato Matsudaira, est le 7ème seigneur de Matsue et un symbole de la ville. Passionné par les arts du thé dès son plus jeune âge, Fumaï créa sa propre école du thé : Fumairyū (不味流) et ses propres ustensiles pour le thé. Il rendit notamment la cérémonie du thé plus accessible en réduisant les gestes et le cérémonial qui y sont d’habitude de mise. La cérémonie du thé de l’école Fumairyū se pratique essentiellement à Matsue et dans la région d’Izumo. Pour assister à cette cérémonie du thé, je vous recommande la grande cérémonie du thé Daichakai qui a lieu tous les ans en octobre et rassemble plusieurs écoles de tout le pays. Le maître du thé Fumaï est enterré au Temple Gesshō-ji, tombeau des seigneurs de Matsue.

Pourquoi une statue de Fumaï au Musée d’Histoire ?

La magnifique statue de Fumaï que vous pourrez admirer à votre entrée dans le Musée d’Histoire a été réalisée à l’occasion de l’anniveraire des 200 ans de la mort du seigneur. Elle rend hommage à celui qui a forgé une forte culture du thé et des wagashi à Matsue, et qui perdure encore de nos jours.

La statue mesure 80cm de haut sur 50cm de large et 48 cm de profondeur. Entièrement en céramique, elle pèse 30kg. L’artisan à l’origine de cette oeuvre d’art n’est autre que Kukyo Nagaoka (長岡空郷), 12ème maître céramiste de Rakuzan-yaki, un style de céramique unique à la région d’Izumo. D’après le céramiste, le plus dur dans la réalisation de cette oeuvre d’envergure a été de trouver la balance nécessaire entre la hauteur et la largeur de la statue pour éviter la formation de fissures, car oui : l’intérieur de la statue est creux !

En savoir plus sur le Rakuzan-yaki

Article en cours…

Les magasins de wagashi à Matsue

À Matsue, on ne rigole pas avec le thé matcha et les wagashi !

Vous connaissiez le tea time, sachez qu’à Matsue, on a la même, version matcha ! On parle de お茶の時間 Ocha no jikan. Les personnes âgées vous diront qu’ici on boit du thé, avec ou sans wagashi (pâtisseries japonaises traditionnelles), à 10h et à 15h ! En réalité, certaines maisons de thé et entreprises perpétuent toujours cette tradition.

En tant que 3ème ville du thé après Kyoto et Kanazawa, Matsue ne manque pas de références à la culture du thé et des wagashi, que ce soit dans les pavillons de thé Meimei-an et Kangetsu-an, le musée d’Histoire, le studio d’art Karakoro ou encore les nombreux magasins de thé et wagashi de la ville !

 

Les wagashi vendues sont variées et évoluent constamment. Si certaines sont inséparables de l’histoire de la ville et peuvent être dégustées toute l’année, une grande partie change au cours des saisons. Et quand je dis au cours des saisons, ce n’est pas moins de 2 à 3 fois par mois ! Pas besoin de regarder la météo, on peut lire le changement des saisons dans les étalages des magasins de wagashi. Ainsi, quelques semaines avant la saison des cerisiers, vous verrez fleurir de nombreuses pâtisseries à l’image du printemps.

Dans cet article, je vais vous parler des 3 magasins de wagashi que ont fait revivre les wagashi du maître du thé Fumaï.

I) Saiundo

II) Saneido

III) Furyudo

Saiundo (彩雲堂), ou le magasin de wagashi « aux nuages de multiples couleurs »

Adresse du magasin principal : 124 Tenjinmachi, Matsue, Shimane 690-0064

Saiundo a été créé il y a plus de 140 ans. La région de San’in est une région nuageuse mais on dit que les nuages laissent passer des bribes de lumière aux reflets colorés propres à cette région surnommée le « Berceau des Dieux ». C’est de cette croyance que le magasin tire son nom.

Si je devais parler seulement d’une wagashi, ce serait Wakakusa (litt. « jeune pousse »), le symbole de l’entreprise et la confiserie la plus vendue. Cette wagashi est faite de mochi entourée de sucre et farine de riz verts. Elle était servie par Fumaï lors des cérémonies du thé au début du printemps. Sa couleur rappelle celle des feuilles de thé et des jeunes pousses.

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Pourquoi cette wagashi et pas une autre ? C’est très simple ! Wakakusa est une wagashi inventée par le maître du thé et seigneur Fumaï en personne et que l’entreprise a fait revivre ! En effet, durant la restauration de Meiji (1868), les 3 wagashi représentatives du seigneur Fumaï et de son oeuvre (Wakakusa 若草, Yamakawa 山川 et Natane no Sato 菜種の里) furent abandonnées avant d’être remises au goût du jour au début du 20ème siècle. Saiundo décida de faire revivre la wagashi Wakakusa en se basant sur d’anciens écrits et les savoirs transmis par des maîtres de la cérémonie du thé.

À Saiundo, tout commence sur l’île de Daikonshima, là où se trouve l’atelier de fabrication des wagashi. J’ai eu la chance de pouvoir visiter cet atelier avec pour guide, le directeur, rien que ça !

 

Il est intéressant de noter que ce petit atelier emploie 70 personnes, un chiffre plutôt élevé mais révélateur. Parce que oui, ici les wagashi sont faîtes à la main, on pourrait presque dire, dans la tradition !

Lors de ma visite, le directeur m’a fait remarqué que les wagashi à Matsue sont pastels. En effet, en pensant aux couleurs très vives des wagashi de Kyoto, on pourrait se demander pourquoi. Je vais avoir l’air de me répéter, mais ici, manger des wagashi fait partie du quotidien ! Du coup, aucun besoin de créer des pâtisseries aux couleurs vives, on ne marque pas une occasion spéciale.

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Si l’atelier ne se visite pas, je vous encourage à aller jeter un oeil au magasin principal qui se situe à 8 min à pied de la gare JR de Matsue. Vous y trouverez toutes les confiseries réalisées dans l’atelier mais également de véritables oeuvres d’art…entièrement en wagashi. Celles-ci sont réalisées par les maîtres de l’atelier et, tenez-vous bien, certaines ont plus de 30 ans ! Tous les ans un concours met à l’honneur un maître pour son oeuvre. Des heures de travail pour des réalisations à couper le souffle, c’est à s’y méprendre.

 

Au deuxième étage, vous pourrez profiter d’un bol de thé matcha avec une confiserie dans le petit café qui sert également de salle d’exposition aux oeuvres des employés.

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Wagashi Natsukodachi représentant le renouveau de la nature

S’il vous reste un peu de temps lors de votre passage en ville, sachez que Saiundo tient un atelier de création de wagashi au studio d’art Karakoro. Pour une dizaine d’euros, vous apprenez à façonner vos propres wagashi pendant 30 min, en suivant les gestes d’un maître.

Making Wagashi Japanese Confectionery in Karakoro Art Studio - Matsue

Petite anecdote pour finir, sachez que Monsieur Itami, l’un des meilleurs artisans-confectionneurs de wagashi de l’archipel qui prépare des wagashi au Musée d’Histoire de Matsue, dans le salon de thé Kiharu, est un ancien de l’entreprise Saiundo !

Horaires Ouvert tous les jours, de 9h30 à 18h30.
Atelier Atelier wagashi : Sur RDV au 0852-20-7000, 1,080¥, 30mn, séances à 11h et 14h, sauf le mercredi (URL).
Site internet http://www.karakoro-kobo.com/ (jp)
Téléphone 0852-20-7000 (japonais uniquement)

Vous pouvez également faire une demande en français ou en anglais sur notre page Facebook Découvrez Matsue (Instagram : Discover Matsue)

Accès Karakoro Art Studio est situé dans le centre-ville, près de l’embarcadère pour la croisière Horikawa (Karakoro Hiroba). Bus Lake Line, arrêt 6 ou 23.

Saneido (三英堂)

Adresse du magasin principal : 47 Teramachi, Matsue, Shimane 690 0063

Saneido a été créé en 1929. Situé dans le quartier Teramachi, le magasin approche les 100 ans !

 

Ici aussi, les wagashi sont faîtes main. Un peu plus haut, je vous parlais de la wagashi Wakakusa. Saneido est lui connu pour sa wagashi Natane no Sato 菜種の里 (litt. « champ de graines de colza ») appréciée par le seigneur Fumaï. Cette wagashi sèche est faite de sucre mélangé à de la farine de riz gluant et représente un papillon volant au-dessus d’un champ de colza au printemps. Vous pouvez notamment la déguster au pavillon du thé Meimei-an.

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Leur seconde spécialité, c’est la wagashi Hi no demae 日の出前, nommée ainsi par Kawai Kanjiro, célèbre céramiste né dans la ville voisine de Yasugi. Elle est servie au Musée d’art et jardin Adachi où des oeuvres du céramiste sont exposées.

Quand je me suis rendue dans le magasin, nous étions en pleine saison des pluies. L’hortensia étant le symbole de cette saison, j’ai pu exceptionnellement déguster, dans le magasin, la wagashi nommée Ajisai, soit « hortensia ». NB : le magasin ne fait pas salon de thé, les clients ne peuvent normalement pas y déguster de wagashi.

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Wagashi Ajisai

Furyudo (風流堂)

Adresse du magasin principal : 151 Teramachi, Matsue, Shimane 690-0063

Furyudo, littéralement le magasin de l’élégance ou du raffinement, a été créé en 1890. Les deux wagashi qui font la réputation de Furyudo sont Yamakawa et Asashio.

Yamakawa, très appréciée du seigneur Fumaï et reproduite en 1918, fait partie du TOP 3 des wagashi japonaises !

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Wagashi Yamakawa, TOP3 des wagashi japonaises

TOP 3 des wagashi :

  1. Chōseiden (Magasin Morihachi) – Ville de Kanazawa, Ishikawa
  2. Koshinoyuki (Magasin Koshinoyuki Honpoyamato-ya) – Ville de Nagaoka, Nigata
  3. Yamakawa (Furyudo) – Ville de Matsue, Shimane

Quel goût ça a une wagashi du TOP 3 ?

On parle d’une confiserie traditionnelle, TOP 3 ou pas, celle-ci est en grande partie constituée de sucre ! Pourtant, à ma grande surprise, le goût du riz était également bien présent, donnant une saveur tout à fait particulière à cette wagashi. On parle de wagashi sèche car celle-ci n’est composée que de sucre et de farine de riz gluant grillé appelée Kanbaiko (寒梅粉).  Il me serait bien difficile d’illustrer ce goût avec l’exemple d’une pâtisserie française, je vous encourage donc à en goûter un bout lors de votre séjour à Matsue.

Bien que dite « sèche », et contrairement à son apparence, Yamakawa n’est pas dure. N’imaginez pas un bonbon à sucer, cette confiserie fond en bouche immédiatement, la texture est d’ailleurs impressionnante ! Le thé matcha traditionnellement bu juste après contrebalance à merveille le goût encore sucré en bouche.

Le goût, c’est une chose, mais au Japon, la signification n’en reste pas moins importante.

Le nom Yamakawa, littéralement « montagne et rivière », viendrait de la vue des feuilles d’érable flottant à la surface de l’onde claire d’un ruisseau du Mont Tatsuta (Ikoma – département de Nara).

« Je ne vois pas en quoi ces deux barres roses et blanches représentent des érables et un ruisseau ! »

Effectivement ça ne saute pas aux yeux. Le rose représente les érables et le blanc le ruisseau. Ne me demandez pas pourquoi ce n’est pas rouge et bleu, c’est un mystère. Toujours est-il que lorsque vous achetez Yamakawa, vous vous retrouvez effectivement avec deux barres et non pas plusieurs morceaux comme c’est le cas sur 90% des photos ! Ce n’est pas une erreur, c’est bel et bien voulu. Vous êtes en effet supposés couper des morceaux irréguliers à la main en imaginant les feuilles d’érable qui tombent sur l’eau claire du ruisseau. Suivant les saisons, les morceaux roses pourront être placés en-dessous ou au-dessus de la rivière. On dit que Fumaï servait régulièrement cette wagashi lors de ses cérémonies du thé.

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Yamakawa, la wagashi en barres à couper à la main

Lorsque nous avons rencontré la responsable du magasin, elle nous a appris qu’en plus de la wagashi Yamakawa, Asashio (朝汐, litt. « la marée du matin ») est une des confiseries phares du magasin. Elle représente l’écume formée par les vagues de la mer du Japon qui se brisent sur les rochers. Non-amateurs de pâte de haricot rouge sucré, s’abstenir ! Cette wagashi est faite de tsukune-imo (sorte de pomme de terre), et de haricots rouges d’Hokkaido.

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Wagashi Asashio

Pourquoi les wagashi japonaises ont souvent un goût fade ?

Toutes les wagashi japonaises ne sont pas fades !

Très axés sur les wagashi traditionnelles de Matsue, cet article ne traite qu’une petite partie de ce qu’on appelle « wagashi ». Les gelées yōkan, les daifuku, les dorayaki sont également des wagashi. Si vous pensiez que toutes les wagashi étaient fourrées à la pâte de haricot rouge sucré, détrompez-vous ! Pas plus tard qu’hier, je goutais une magnifique gelée à la prune et une wagashi fourrée au yuzu confit (citron japonais) qui n’avaient rien à envier aux desserts français.

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Amanokawa, Kohaku et Seseragi, des gelées vendues en été

 

Dans la pensée japonaise, la wagashi accompagne le thé matcha et non l’inverse ! Une wagashi au goût trop prononcé ne se marierait pas bien avec le matcha. C’est une des raisons principales au goût peu prononcé des wagashi. À cela s’ajoute un amour particulier des Japonais pour tout ce qui est aimai, soit « vague, non-dit ». Sucre, farine de riz, haricot rouge, tout est fait pour que vous puissiez créer votre propre interprétation de la wagashi, que vous puissiez vous faire votre propre image de son goût ! Forcément, si elle était au chocolat, vous pourriez difficilement dire qu’elle est à autre chose…

Mais pas d’inquiétudes ! Si vraiment le goût traditionnel ne vous dit rien, reportez-vous sur les wagashi contenant du sésame (goma), des noix (kurumi), des fruits frais ou confits (kudamono) et je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus !

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Wagashi au sésame, Michishiba (路芝)

PS : Une bonne partie des magasins de wagashi de Matsue se trouve aux alentours de la gare, dans le quartier Teramachi. Profitez donc d’être près de la gare JR de Matsue pour en déguster quelques-unes ou simplement admirer les étalages de wagashi de différents magasins 😉

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Attention : Si vous souhaitez ramener des wagashi du Japon, n’oubliez pas de demander la date de péremption car ces pâtisseries traditionnelles se conservent rarement plus d’un mois !

Auteur : IM

Où admirer les cerisiers à Matsue ?

On a posté beaucoup de photos de cerisiers sur ce blog, mais il manquait un article qui récapitule les plus beaux endroits pour admirer les cerisiers entre fin mars et début avril à Matsue.

Si vous avez déjà parcouru nombre de nos pages et articles, vous trouverez peut-être un article qui vous a échappé, et si vous nous découvrez ce jour, c’est le moment d’en apprendre plus sur la Cité de l’Eau 😉 !

Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de nos trouvailles !

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1. Le Château de Matsue : facile d’accès, le Château de Matsue est un incontournable en cette saison. C’est selon moi un des plus beaux endroits pour admirer les cerisiers en fleurs. Loin de la foule des grandes villes, il est tout à fait possible de faire un pique-nique sous les cerisiers au pied du château.

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2. Tamatsukuri Onsen : le quartier thermal est très facile d’accès en train à partir de la station Shinjiko-onsen et permet également de faire son hanami à l’écart de la foule au bord de la rivière Tamayu. Le petit plus : profitez des boutiques de souvenirs, bains de pied et des quelques onsen ouverts aux individuels sans réservation de chambre.

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3. Temple Senju-in : en cours de rédaction…À 10 minutes à pied du château, le temple est connu pour son cerisier bicentenaire et sa vue sur la ville et le château.

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4. Temple Kiyomizudera : un magnifique temple bouddhiste qui abrite l’unique pagode à trois étages de la région du San’in. La vue de la pagode entourée de cerisiers vaut vraiment le détour et je pense que ce temple aurait sa place plus haut dans le classement. Toutefois, s’il n’est pas impossible de s’y rendre en transport en commun, les changements nécessaires rendent le trajet long. Si vous en avez la possibilité, s’y rendre en voiture ne prend que 30 min à partir de la gare JR de Matsue.

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5. Cherry Road : Le Cherry Road est une route le long de la mer du Japon bordée par des centaines de cerisiers. On peut y faire un hanami mais les places de stationnement sont assez limitées. Si vous passez par là, la route est sympathique à longer en voiture ou à vélo (attention il y a quand même un peu de dénivelé).

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6. Kazawu-zakura de Daikonshima : Les kazawu-zakuras ne sont pas, comme vous pouvez le constater, blancs mais d’un rose très prononcé. C’est une variété particulière qui fleurit début mars !

Et pour finir, on résume le tout en vidéo =)

Il existe beaucoup d’autres endroits dans le département avec de magnifiques cerisiers notamment le long de la rivière Hiikawa et dans des temples et sanctuaires. Pour plus d’informations, je vous invite à consulter la page officielle du département (en anglais) : https://www.kankou-shimane.com/en/?p=2124

Auteur : IM

Cherry Road

Le « Cherry Road » c’est, comme son nom l’indique, une route bordée de cerisiers et qui fait le bonheur des habitants début et mi-avril, période de floraison des cerisiers à Matsue !

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Un peu d’histoire

En 1961, une nouvelle route reliant Nonami et Kaka à Shimanecho voit le jour. Afin de commémorer l’inauguration, ce ne sont pas moins de 700 cerisiers qui sont plantés 3 ans plus tard tout le long de la route, soit sur 5 km !

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Cette route fait aujourd’hui partie des endroits connus de Matsue pour leurs sakuras. Je vous invite également à visiter notre article Où voir les cerisiers à Matsue ?

Le petit plus : amenez votre bento et mangez sur un des bancs avec vue sur la mer ! Par jour de beau temps, le bleu azur de la mer constraste avec le rose pâle des cerisiers, une vue est fantastique !

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Accès

Le Cherry Road se trouve à 40 min en voiture du Château de Matsue

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Cherry Road, à 40 min en voiture du Château de Matsue. Source : Google Map

! Attention !

Le Cherry Road n’est pas conçu pour que des piétons puissent marcher le long du chemin. Je vous conseille de le parcourir en voiture en vous arrêtant dans les quelques parkings qui longent la route afin de prendre des photos et de profiter de la vue sur la Mer du Japon.  Il est également possible de faire le chemin à vélo, mais attention il y a un peu de dénivelé !

Auteur : IM

Kawazu-zakura sur l’île de Daikonshima

Nous avons également des kawazu-zakura par ici !

On pense souvent à Shizuoka et à la Péninsule d’Izu, lorqu’on parle des kawazu-zakura. Pourtant il y a d’autres endroits au Japon où vous pouvez les admirer !

À Yatsuka (30 min en voiture de Matsue), on en trouve autour du lac Nakaumi sur l’île de Daikonshima connue pour son jardin japonais Yuushien.

Lorsque je m’y suis rendue, deux personnes âgées profitaient du soleil et des kawazu-zakura, pour faire un petit hanami début mars, avec thé et wagashi, comme il est de mise dans cette chère ville du thé.

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Je ne comprends pas, vous avez des cerisiers en fleurs début mars à Matsue ?

Non je vous rassure, les cerisiers à Matsue fleurissent entre fin mars et début avril. Mais les kawazu-zakura sont une espèce bien particulière de cerisiers. Ils fleurissent entre fin janvier et début février !

« Les cerisiers sont éphémères ». En général, oui ; ceux-ci, pas vraiment… Les kawazu-zakura gardent leurs fleurs pendant près d’un mois ! Un rose plus foncé et des pétales plus gros, le champ de senbonzakura (1000 cerisiers) qui longe le lac Nakaumi ne passe pas inaperçu 😉

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Les kawazu-zakura ont été découverts dans les années 1950 à Shizuoka. Ils seraient le résultat d’un croisement naturel entre deux espèces de cerisiers nommées Cerasus speciosa et Cerasus campanulata. Ils ont par ailleurs été nommés « Cerisiers de Kawazu » précisément parce qu’ils ont été découverts dans la ville de Kawazu =D !

~ Une vidéo est disponible sur notre chaîne youtube ~

 

Adresse : Senbonzakura kinen ishibumifukin (本桜記念碑付近), Rive nord-ouest Yatsuka-chō Futago (八束町北西岸二子地区)

Note : difficile d’accès en transports en commun.

Ecrit par : IM

Ouverture d’une chaîne youtube !

La chaîne youtube nouvellement créée présentera les festivals et lieux touristiques de Matsue et ses alentours.

Sous forme d’interviews, de narrations ou de simples vidéos, nous partageons avec vous ce qui nous a marqués, ce qui nous a émus, tout ce que nous aimerions que vous découvriez, où que vous soyiez dans le monde.

Des sous-titres sont disponibles en français, anglais et japonais donc n’oubliez pas de les activer 🙂

Vous aimeriez voir une vidéo sur un site spécifique ? N’hésitez pas à proposer vos idées !

Sans plus attendre, découvrez notre première vidéo !

 

 

Matsue-shi no uta : La chanson de la Cité de l’Eau !

Matsue-shi no uta (松江市の歌), c’est littéralement « La chanson de Matsue ».

En vous baladant dans la ville de Matsue à midi, vous entendrez sûrement cette chanson diffusée par les haut-parleurs de la ville dans les rues.

A force de l’entendre, elle a fini par m’intriguer et j’ai décidé d’en faire une traduction ! Rien d’officiel mais cela me permet de partager cette ode à la Cité de l’eau, ses paysages, son fameux coucher de soleil sur le lac shinji ou encore sa riche histoire.

Pour info, elle a été écrite en 2011 pour fêter les 400 ans de la fondation de la ville !

Je vous propose aujourd’hui de l’écouter tout en lisant la traduction française, ou la version en romaji pour ceux qui le souhaitent.

Paroles :

巡る季節を七色に染めるやさしい水都(みず)のまち
Meguru kisetsu wo nanairo ni someru yasashii mizu no machi
Oh, douce Cité de l’eau, toi qui teinte les saisons aux couleurs d’un arc-ciel

人の笑顔で花が咲き花の数だけ夢がある
Hito no egao de hana ga saki hana no kazu dake yume ga aru
Des sourires de tes habitants naissent des fleurs qui sont autant de rêves

あぁ松江市は今生き生きと輝いて
Aah, Matsue-shi ha ima iki iki to kagayaite
Aah, La Cité de l’eau brille de mille feux

明るいふるさと
Akarui furusato
Ma chère ville natale rayonne

松の緑に風そよぎ偲(しの)ぶ歴史の城下まち
Matsu no midori ni kaze soyogi shinobu rekishi no jouka machi
Le feuillage des pins virevolte au gré du vent dans cette ville riche d’histoire

愛の大地に爽やかな若い生命の子ら育つ
Ai no daichi ni sawayaka na wakai inochi no kora sodatsu
Les jeunes enfants s’épanouissent sur une terre d’amour

あぁ松江市は今きらきらと煌(きらめ)いて
Aah, Matsue-shi ha ima kira kira to kirameite
Aah, la Cité de l’eau brille de mille feux

豊かなふるさと
Yutaka na furusato
Ma chère ville natale regorge de richesses

沈む夕日が宍道湖の水面照らして光るまち
Shizumu yuuhi ga shinjiko no minano terashite hikaru machi
Le soleil se couche sur le lac Shinji et la ville s’illumine

力あわせていつの日も未来(あす)へ向って羽ばたこう
Chikara awasete itsu no hi mo asu he mukatte habatakou
Travaillons main dans la main et déployons nos ailes vers le futur

あぁ松江市は今どきどきとときめいて
Aah, Matsue-shi ha ima doki doki to tokimeite
Aah, La Cité de l’eau palpite, son cœur bat

伸びゆくふるさと
Nobiyuku furusato
Ma chère ville natale s’épanouit

作詞:井上久雄/作曲:湯川和幸/編曲:妹尾哲巳/歌:六子
Paroles : Inoue Hisao / Composition : Yukawa Kazuyuki / Arrangement : Senoo Tetsumi / Chant : Roko

 

Auteur de l’article : IM

Festival des tambours Dōgyōretsu

Le Festival des tambours Dōgyōretsu a lieu tous les ans le troisième dimanche d’octobre.

Dans la région d’Izumo, on appelle les taïko (tambours japonais) des . Ceux-ci ont la particularité d’être particulièrement grands puisqu’ils mesurent entre 1,2 et 1,8 m de diamètre ! Littéralement, Dōgyōretsu (鼕行列) signifie donc « Défilé des tambours Dō » !

Sur un dashi (山車), char en bois en forme de temple, sont installés deux tambours. Pendant le festival, ces dashi se succèdent les uns après les autres au cours d’une parade qui part du château vers 13h30 et rejoint le sanctuaire Shirakata Tenmangu environ deux heures plus tard en passant par le pont Ohashi.

 

À Matsue, il existe une trentaine d’associations de réparties dans différents anciens quartiers de la ville ce qui permet, le jour de la parade, de réunir des centaines de participants, et qui plus est de tout âge !

En effet, le Festival peut se vanter de rassembler les trois générations d’une même famille autour d’un dashi ! Il n’est pas rare que l’enfant tire le char avec ses camarades du quartier, alors que les parents font par exemple du taïko et que les grands-parents jouent de la flûte traditionnelle ou des changara, ces petites cymbales traditionnelles.

Un festival en plein air, dans la bonne humeur, à une époque où vous ne souffrirez pas de la chaleur, et le tout dans une ambiance festive !

Un char rassemblerait plus d’une cinquantaine de participants avec :

  • une trentaine d’enfants et d’adultes tirant le char
  • une vingtaine de personnes se relayant en rythme autour des tambours
  • une douzaine de personnes jouant de la flûte traditionnelle ou faisant résonner les changara

« Je n’ai jamais vu ce festival dans une autre ville ! »

Effectivement, c’est une spécialité d’ici ! Ou plutôt, c’en est devenue une.

Le festival remonterait à l’époque Heian (794-1185) où on le pratiquait à l’occasion du Nouvel An sous le nom Dondon gyouji. Dans sa forme actuelle, le festival a plus de 100 ans. Créé en 1915 pour célébrer l’intronisation de l’Empereur Taisho, à l’époque ce sont 38 villes qui, le 15 novembre, ont fait défiler des tambours sur des chars.

« Avec les photos je vois bien ce que c’est, mais niveau son ça ne me parle pas trop. Vous n’auriez pas une vidéo pour qu’on entende à quoi ça ressemble ? »

Si, justement en voilà une ! *n’oubliez pas d’activer les sous-titres*

En plus de vous plonger dans l’ambiance du festival, je vous propose une interview de Hidetoshi Moritomo, représentant de l’association Dōyūkai, qui vous invite chaleureusement à les rejoindre si vous résidez à Matsue ou dans la région !

Dans la vidéo, vous remarquerez que tous participants ne portent pas les mêmes habits. Chaque quartier a en effet sa propre association et donc son propre design de vêtements (voir l’imprim-écran ci-dessous). On compte en tout une trentaine d’associations différentes !

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Site des associations de Dōgyōretsu de Matsue (http://www.dogyoretsu.jp/member)

Auteur : IM

En savoir plus :

http://www.dogyoretsu.jp/ (en japonais uniquement)

https://www.city.matsue.shimane.jp/jumin/shisei/kouhou/press/h15/1030a-2.htm (en japonais uniquement)

Nouvel article : L’ancienne résidence de Lafcadio Hearn

Nouvelle page dédié à l’ancienne résidence de Lafcadio Hearn, homme de lettre Gréco-irlandais qui fut, à la fin du 19ème, le premier occidental à obtenir la nationalité japonaise sous le nom de Koizumi Yakumo. Il vécu dans cette ancienne résidence de samouraï de la rue Shiomi Nawate et laissa une forte empreinte à Matsue, palpable de nos jours encore.

Cet ancien bâtiment classé n’est pas bien grand, mais il ne manque pas d’un charme certain. On s’y sent particulièrement bien, et l’on a grand plaisir à admirer dans le calme les petits jardins traditionnels qui font le tour des deux pièces principales. Que vous soyez admirateurs de Hearn ou non, c’est une visite que votre serviteur vous recommande très chaudement. C’est par ICI.