La réalité virtuelle au Château de Matsue !

Construit au 17ème siècle, le Château de Matsue est l’un des mieux préservés du pays. Après de longues années de recherches et d’études, le château est finalement désigné Trésor National en 2015 !

Dans notre article détaillé sur l’histoire et la construction du château, nous vous présentions le squelette du château et ses étonnants piliers sur deux étages. Cette technique de construction très particulière est connue mais rarement observable. Le Château de Matsue est un des plus anciens châteaux du Japon mais également un des rares où l’on peut encore observer les piliers originaux.

Grâce à la réalité virtuelle, il est maintenant possible d’observer la structure du château et ses fameux pilliers sur deux étages en téléchargeant simplement l’application Street Museum (disponible sur Google Play et l’App Store)

Vous pouvez également cliquer sur des éléments du château pour en savoir plus sur, par exemple ci-dessous, les shachihoko.

De plus, l’application propose une visite guidée du château et de ses alentours avec une narration en français ! (vous pouvez également choisir anglais, japonais, chinois ou coréen)

Enfin, la réalité virtuelle permet de se rendre compte de l’agencement de l’enceinte du château à l’époque de sa construction. Saviez-vous par exemple que le grand espace vert en contrebas du château abritait à l’époque un grenier à riz et qu’à votre arrivée, vous avez traversé l’emplacement de l’ancienne porte principale du château, disparue de nos jours ?

La ville de Matsue est d’ailleurs actuellement à la recherche de photographies du début de l’ère Meiji qui pourraient aider à la reconstruction de la porte principale dite « Otemon ». 5 millions de yens (environ 38 000 euros) sont promis pour toute photographie de la porte. C’est le moment de fouiller vos vieilles armoires 😉 !

Auteur : IM

Manger végétarien / vegan à Matsue

Au pays du soja, nous sommes nombreux à penser que trouver des plats végétariens / végans au Japon ne sera pas bien compliqué.

Arrivé sur place, il n’est pas rare d’être étonné par le peu de restaurants végétariens / végans ou proposant des alternatives dans leurs menus.

Pour préparer votre voyage à Matsue, je vous propose une liste de restaurants qui pourraient vous intéresser !

Restaurant Kanbe Chaya & Wunderbar

On commence par l’unique restaurant 100% végan de la ville !

A 30 min en bus de la gare JR de Matsue, à Izumo Kanbe no Sato, le restaurant Wunderbar est tenu par Anja, une allemande vegan qui souhaite faire découvrir la cuisine végan au plus grand nombre. C’est avec le sourire et dans une ambiance très chaleureuse qu’elle répondra à vos questions sur la cuisine végan =)

Attention cependant, Anja ne sert ses plats que les mercredis et jeudis entre 11h30 et 14h ! En dehors de ces jours, il est possible de demander une alternative végan aux plats habituellement servis dans le restaurant Kanbe Chaya.

Réservation & Infos : sur instagram @wunderbar_matsue_vegan (anglais ou allemand) ou par téléphone au (+81) 0852 28 0040 (japonais)

Accès : A partir de la gare JR de Matsue, prendre un bus en direction de Yakumo et s’arrêter à « Fudoki no Oka Iriguchi » (風土記の丘入口). Le restaurant se trouve un peu plus haut à une dizaine de minutes à pied de l’arrêt de bus.

Yakumo-an

En plein cœur de la traditionnelle Shiomi Nawate, à côté d’une ancienne résidence de samurai, Yakumo-an est connu pour ses warigo soba, la spécialité de la région ! Si le dashi de poisson et le katsuobushi (bonite sêchée) servis avec les nouilles de sarrasin en font un plat non-vegan, Yakumo-an propose des alternatives végétariennes avec huile d’olive et sauce soja.

Le petit plus : menu en anglais disponible

Accès : A 5 min à pied du Château de Matsue, https://goo.gl/maps/4bkxhsgUirefGL2e9

Green’s Baby

Petit restaurant cosy à quelques pas du Château de Matsue, Green’s Baby n’est pas un restaurant végan mais propose des options pour végans et végétariens comme des burritos et tacos sans viande ainsi qu’un bar à légumes et salades ! Le gérant est habitué à recevoir une clientèle internationale et sera ravi de parler un peu en anglais avec vous 😉

Accès : A 5 min à pied du Château de Matsue, https://goo.gl/maps/A3kV4TUhD6jPgGW27

Wow Salad Stand, bar à salades

Chez Wow Salad Stand, c’est vous qui choisissez les ingrédients de votre salade ! Légumes, fruits, noix en tout genre, le jeune chef concocte sous vos yeux la salade de votre choix. Vous pouvez manger sur place ou prendre à emporter. Menu disponible en anglais sur place et sur leur site internet. (https://www.wowsaladstand.com/menu)

Accès : A 5 min à pied de la gare JR de Matsue, https://g.page/wow_salad_stand?share

Le Temple Kiyomizu-dera (Yasugi)

Dans la ville voisine et plus difficile d’accès que les restaurants précedemment cités, le Temple Kiyomizu-dera abrite l’unique pagode à 3 étages de la région San’in ! On peut y goûter la cuisine des moines bouddhistes appelée shôjin-ryôri dans l’auberge Koyokan ! Cuisine végétarienne et de grande qualité, le shôjin-ryôri fait partie de la tradition japonaise.

Accès : à 30 min en voiture de la gare JR de Matsue, https://goo.gl/maps/cp4kScxdnuByXU82A

Liste des restaurants avec des options pour les végétariens et végans à Matsue

Pour plus d’informations sur les restaurants avec alternative végan / végétarienne dans l’Ouest du Japon : http://gethiroshima.com/dining/vegan-vegetarian-guide/ (anglais)

Auteur : IM

Sodeshi, atelier de poterie

Avec les poteries Fujina et Rakuzan, les poteries Sodeshi (袖師) sont un des trois styles représentatifs de Matsue.

En 1877, Tomoichi Ono fait construire un four à poteries à Agenogi Ojizaka en périphérie de la ville, en raison de la richesse de l’argile qu’il y trouve. Son successeur, Iwajiro, décide de s’installer à quelques minutes à pied de l’actuel Musée d’art de Shimane. C’est dans ce même atelier toujours en activité que Tomohiko Ono, cinquième génération de potiers, poursuit l’oeuvre de ses prédécesseurs.

L’atelier est situé à proximité du Temple Enjo-ji (円成寺) connu pour posséder des reliques du premier seigneur de Matsue (Horio Yoshiharu) dont notamment une statuette en bois de son fils Tadaharu.

Au rez-de-chaussée, vous pourrez observer le travail minutieux des potiers dans un atelier de plus de 100 ans, ainsi que l’ancien four à escaliers (noborigama) qui n’est plus en fonctionnement de nos jours.

Les poteries sont réalisées avec de l’argile locale puis enduites de kakishibu (柿渋), un vernis fortifiant et imperméabilisant obtenu par fermentation du jus de kakis acides non mûrs. Il est souvent utilisé pour la teinture du textile, du papier ou du bois au Japon et permet d’obtenir des teintes brunes orangées. Les poteries Sodeshi sont colorées par des mélanges d’oxyde de fer, de cinabre, de cobalt etc.

Au 1er étage, vous pourrez découvrir les poteries Sodeshi dans la petite boutique où sont exposées de nombreuses créations.

Dans la boutique, il est également possible de designer sa propre poterie en y dessinant des motifs au pinceau (絵付け体験, etsuke taiken) avant que celle-ci soit cuite. Suivant la poterie choisie et sa taille, l’atelier qui dure environ 30min vous coûtera entre 1000 et 2500 yens. Notez que la poterie sera cuite dans le mois et vous sera envoyée par la poste à vos frais (envois possibles vers la France). *Réservation conseillée pour les particuliers et obligatoire pour les groupes de 5 personnes et plus.

Informations pratiques

Adresse3-21 Sodeshicho, Matsue, Shimane 690-0049
Contact0852-21-3974 (en japonais ou anglais basique)
https://www.facebook.com/sodeshigama
Heures d’ouvertureDe 9h à 18h. Fermé les dimanches
Accès5 min en bus de la gare de Matsue (arrêt Sodeshicho 袖師町)
20 min à pied de la gare JR de Matsue
ParkingPetit parking gratuit à côté de l’atelier. S’il est plein, utilisez le parking du Musée d’art de Shimane

Auteur : IM

Les kakis séchés, le péché mignon de l’automne au Japon

Comme c’est bientôt la saison, et si nous parlions hoshigaki (kakis séchés) ?

Le kaki, c’est lui, ce fruit orangé particulièrement apprécié en Chine, au Japon et en Corée du Sud. Bien sûr, Matsue ne déroge pas à la règle ! Vers la fin de l’automne, les hauteurs de Higashi Izumo se couvrent d’un manteau orangé. Ce sont les kakis qui sont en train de sécher par milliers.

Pourquoi les faire sécher alors qu’ils sont très bons frais ? Premièrement, je vous répondrai que ça fait partie de la tradition ! Autrefois, les personnes qui ne savaient plus quoi faire des kakis envahissant leur jardin, préféraient les faire sécher plutôt que de les laisser tomber au sol. Un kaki séché se conserve bien plus longtemps qu’un kaki frais, ce qui permet d’en manger plus tard dans l’année. Bref, c’est le même principe que pour les dattes ou les raisins secs. Deuxièmement, il faut savoir que tous les kakis ne sont pas consommables frais ! En effet, il existe plusieurs sortes de kakis : les astringents ou « shibugaki », non consommables frais, et les non-astringents. Si ces deux types de kakis peuvent être mangés secs, ce sont généralement les kakis astringents qui sont choisis pour être séchés puisqu’ainsi le sucre ressort. Selon le temps de séchage et donc la quantité d’eau laissée dans le fruit, certains kakis séchés vendus sont en réalité ultra tendres alors que d’autres sont plus proches de l’idée qu’on se fait d’un fruit sec.

Comment fait-on sécher les kakis ?

Avant de faire sécher les kakis, il faut déjà les récolter quand ils sont encore fermes. Pour cela on utilise une petite perche qui va couper nette la tige. Pas question de tirer sur le fruit, on risquerait d’abimer le trognon, et ça ce n’est pas au programme. On se retrouve alors avec des bassines remplies de fruits et de….feuilles ! Au poste suivant, on va donc retirer les feuilles puis joliment éplucher le pourtour du trognon afin de garder celui-ci pour suspendre le fruit au fil sans qu’il reste de la peau autour. Les kakis sont ensuite entièrement épluchés avec un économe. À ce stade, on va les peser. Oui, les peser un à un à la main pour les classer par poids parce qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes ! Plus sérieusement, le temps de séchage et donc le prix sont influencés par le poids du fruit. Lorsqu’on les suspend avec du fil, on les suspend donc avec leurs semblables.

Mon guide m’expliquait que si les kakis sont suspendus en intérieur et non en extérieur, c’est pour faciliter la gestion des courants d’air mais aussi pour protéger les fruits de la pluie. Les maisons que vous pouvez voir en photo ne sont donc pas de simples maisons mais des bâtiments conçus spécialement pour permettre un séchage optimal des kakis, de préférence avec une bonne exposition au soleil.

Lors de votre prochain voyage au Japon, si vous avez l’occasion de venir en automne, goûtez un kaki frais puis un kaki séché. Vous verrez, c’est comme le raisin et le raisin sec…très différent !

En attendant, je vous invite à découvrir les étapes de séchage des kakis en vidéo =)

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Kamiarizuki no Kodomo, le film d’animation qui met à l’honneur la ville d’Izumo (département de Shimane)

Kamiarizuki no Kodomo, ou Child of Kamiari Month (litt. « L’Enfant du mois de Kamiari »), vous en avez peut-être déjà entendu parler à l’occasion de Japan Expo, lorsque l’équipe du film d’animation s’est rendue en France à deux reprises. La sortie du film est prévue en salle au Japon pour l’automne 2021 ! (Edit : Le film d’animation sera disponible en streaming dans le monde entier sur Netflix à partir du 8 février 2022)

Résumé : Après la mort de sa mère, la jeune Kanna, amoureuse de course à pied ne réussit plus à courir. Au bord du désespoir, Kanna voit apparaître devant elle un lapin blanc, serviteur des dieux. Celui-ci l’invite à le suivre jusqu’à Izumo où elle pourra revoir sa mère, si tel est son destin. Son voyage ne se passe pas sans embûches car Yasha, le descendant d’un démon, se met en travers de sa route.

À travers ce film d’animation, c’est tout un pan encore méconnu de la culture japonaise qui s’offre à vous.

Envie d’en savoir plus sur l’histoire, les personnages, la réalisation ? 

Je vous propose d’en apprendre plus sur ce film prometteur avec son producteur et repéreur, Teppei Mishima, qui a gentiment accepté notre demande d’interview.


Teppei Mishima (三島 鉄兵), producteur et repéreur du film d’animation Kamiarizuki no Kodomo

Teppei Mishima est né dans le département de Shimane en 1979. Il intègre creatica universal en 2012 où il gère la communication pour des films, des mangas mais aussi des parcs à thème. Impliqué dans la coordination des premières de célèbres films occidentaux et japonais, on le retrouve aussi sur Le Petit Prince dans la ville de Toyota (リトルプリンス in とよた) ou encore Princesse Hineru x Kurashiki (ひるね姫×くらしき). Il a travaillé à la création du Toyota Anime Cinema Festival avant de se lancer dans la création de Kamiarizuki no Kodomo. 


Quel est votre travail en tant que producteur de Kamiarizuki no Kodomo ?

Dans le film d’animation Kamiarizuki no Kodomo, le personnage principal Kanna, se rend de Tokyo à Izumo avec son nouveau compagnon Shirousagi (litt. « lapin blanc » en japonais). Nous nous sommes mis dans la peau de cette petite fille de 12 ans et nous avons retracé sa route. Plusieurs allers-retours entre Tokyo et Izumo ont été nécessaires pour se familiariser avec ce trajet, pour le rendre fidèle à la réalité. En plus de la recherche des divers lieux pour les scènes du film d’animation, j’ai travaillé à la réalisation d’un crowdfunding grâce à une plateforme de Sony qui, sur 2 ans, nous a permis de collecter une partie des fonds nécessaires à la réalisation du projet et de rassembler des fans.

Pourquoi avoir choisi de réaliser un film d’animation sur le thème du mois de novembre, aussi appelé « le mois sans dieux » au Japon ou encore « le mois où les dieux se rassemblent » à Izumo ?  

Je suis né à Matsue. J’y ai vécu jusqu’à mes 18 ans puis je suis parti dans de plus grandes villes. Mais au fond de moi, j’ai toujours voulu vivre à Matsue. J’aime cette ville, ses habitants, cette façon de vivre entouré par la nature. Je suis fier d’être né à Matsue et je voulais rendre à cette région ce qu’elle m’avait apporté.

Il y a environ 10 ans, j’ai rejoint creatica universal, c’est là que l’aventure commence. Petit à petit, l’idée de réaliser un film d’animation sur ma région natale se concrétise.

Le grand sanctuaire Izumo Taisha est connu à travers le pays car les dieux du Japon s’y réunissent une fois par an en novembre. Le point d’arrivée de Kanna, c’est justement ce sanctuaire !

Le nom de l’héroïne est Kanna. En japonais, son nom est écrit en katakana. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs pourquoi vous avez choisi ce nom ?

Au Japon, le dixième mois du calendrier lunaire (début novembre dans le calendrier moderne) est appelé kannazuki (神無月), « le mois sans dieux ». Mais il y a une exception, l’ancienne province d’Izumo. En effet, selon la légende, tous les dieux du Japon se réunissent au grand sanctuaire Izumo Taisha une fois par an début novembre. C’est pourquoi de nos jours encore, à Matsue comme à Izumo, le dixième mois du calendrier lunaire est appelé kamiarizuki (神在月), « mois où les dieux se rassemblent » et non kannazuki. Kanna vit à Tokyo, pour elle novembre est le mois sans dieux. De Tokyo, son aventure la mènera à Izumo ! La suite, je vous invite à la regarder sur grand écran.

Sur l’affiche de votre film d’animation, les kanji 在(avec) et 無(sans) se superposent. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Je suis heureux que vous l’ayez remarqué ! Kanna entreprend un voyage de Tokyo à Izumo. La superposition des kanji 在 (pour « mois où les dieux se rassemblent) et 無 (pour « mois sans dieux ») est à l’image de ce mouvement, cette transition. En se rendant à Izumo, Kanna se retrouve dans une région où sont ancrées les racines de la culture japonaise. Ce n’est pas seulement Izumo, c’est toute une culture et ses traditions que nous avons voulu mettre à l’honneur dans ce film.

Lorsque vous présentez le film d’animation, vous employez régulièrement le mot « 原風景 » (les véritables paysages, les paysages d’origine). Quels sont pour vous ces paysages si distinctifs de Shimane ?

Le grand sanctuaire Izumo Taisha bien sûr, mais également le sanctuaire Miho-jinja dans le vieux port de Mihonoseki. (Note : le sanctuaire Miho-jinja est le sanctuaire mère de plus de 3 000 sanctuaires construits au Japon en l’honneur du dieu Ebisu, dieu de la mer et de la musique. Il est dit que visiter le sanctuaire Miho-jinja en plus du grand sanctuaire Izumo Taisha porte chance.)

Ce ne sont pas seulement des lieux, ce sont aussi des événements. Vous avez sans doute reconnu le grand rocher dans la mer sur l’affiche. C’est la plage Inasa no Hama, là où chaque année se déroule le rite Kamimukae destiné à accueillir les divinités venues de tout le Japon. Cet événement rassemble des milliers de personnes chaque année. À la nuit tombée, des torches sont disposées sur la plage, le vent souffle, l’ambiance est vraiment particulière. On a réellement l’impression que les dieux arrivent, qu’on les accueille sur cette plage avant de les conduire au sanctuaire.

Votre crowdfunding s’est terminé avec succès, le casting ainsi que des previews du film d’animation ont été mis en ligne et la chanson thème est interprétée par la célèbre chanteuse miwa. C’est la dernière ligne droite avant la sortie en salle à l’automne 2021. Quel est votre état d’esprit actuellement ?

De la reconnaissance. C’est incroyable que cette aventure ait pu aller si loin. Je ne peux que remercier tous ceux qui ont contribué à ce projet. Oser sortir de sa ville natale, de sa zone de confort, accumuler des expériences pour pouvoir rendre ce que l’on a reçu. Cette aventure c’est aussi ça, cet amour pour ma ville natale que j’ai voulu partager.

Lors de Japan Expo Paris en 2019 puis à Marseille en 2020, vous avez recueilli des commentaires très positifs de la part des visiteurs. Est-ce qu’il y a un message que vous aimeriez faire passer aux lecteurs français qui attendent avec impatience la sortie de Kamiarizuki no Kodomo ?

Tokyo, Osaka, Kyoto sont des villes très touristiques et connues. La région de San’in (nom donné au nord de la région du Chugoku comprenant les départements de Shimane et Tottori) est peu connue. J’habite à Osaka, on me demande souvent où se trouve la région de San’in. Je pense que c’est une région qui regorge de trésors, qu’on ne s’en lasse pas. J’espère que ce film d’animation vous donnera envie de découvrir cette partie encore peu connue du Japon. Moi aussi, j’attends avec impatience le jour où je pourrai retourner dans ma ville natale !

Vous pouvez d’ores et déjà acheter vos tickets en prévente, si vous habitez au Japon, pour soutenir la production !

https://www.makuake.com/project/kamiaritsukinokodomo/      

Site officielkamiari-kodomo.jp
Youtubehttps://www.youtube.com/channel/UCwzrROgiuGxxPRTdSo7jGIQ/featured
Facebook@神在月のこども
Instagram@kamiari_kodomo
Twitter@kamiari_kodomo

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Daikonshima Brewery, nouvelle brasserie artisanale sur l’île de Daikonshima

L’île de Daikonshima est connue pour ses pivoines et son magnifique jardin japonais Yuushien. Tous les ans, le jardin passe à la TV nationale pendant la Golden Week, lorsque l’étang du jardin est couvert de milliers de pivoines roses, un spectacle époustouflant ! Récemment c’est une brasserie artisanale qui a vu le jour sur l’île.

La brasserie de Daikonshima propose des bières artisanales, des liqueurs ainsi que des doburoku. Le doburoku est un alcool de riz sucré, non filtré et sirupeux dans lequel nagent encore des grains de riz. On le secoue avant de le déguster bien frais. Il ne se conserve pas très longtemps après fabrication, raison pour laquelle il était autrefois utilisé dans les temples shintos ou lors de festivals pour la fertilité des terres. Au moment de notre interview, l’artisan brasseur nous présentait son tout nouveau doburoku à la pêche, qui devrait plaire aux amateurs d’alcools aux allures de jus de fruits.

Cette petite brasserie de production locale a à coeur d’utiliser au maximum les ingrédients du terroir pour créer des bières pour le moins originales ! Entre autre, on trouve de la bière à l’huître, à la clémentine, à la figue, à la patate douce (annou imo), au thé vert et au miel de fleurs de soba.

Je ne sais pas vous mais moi c’était la première fois que j’entendais parler de miel de fleurs de soba, j’ai donc fait mes petites recherches. C’est un miel foncé au goût très prononcé, similaire à celui de la mélasse lorsqu’on le mange tel quel. Par ici, on le connait surtout pour ses effets contre l’hypertension et l’artériosclérose.

À peine ouverte, la brasserie de Daikonshima a déjà été récompensée pour deux de ses bières :

  • Bière artisanale FULL THROTTLE IPA : Médaille d’argent Japan Great Beer Award 2021
  • Bière artisanale à la patate douce : Médaille de bronze Japan Great Beer Award 2021

Par curiosité avant de partir, on a demandé à l’artisan brasseur quelle bière il nous recommanderait. Evidemment, tout dépend des goûts mais la bière à la clémentine semble plaire pour son goût sucré et acidulé.

Si vous n’avez pas l’occasion de vous rendre à la brasserie, sachez que vous pouvez trouver ses produits dans des magasins de souvenirs à la gare de Matsue, à proximité du Grand sanctuaire Izumo Taisha, ou commander directement sur leur site internet.

Horaires d’ouvertureOuvert de 9h à 17h du lundi au samedi
Adresse1128-110 Yatsukacho Eshima, Matsue, Shimane 690-1401
Site internethttps://daikonshima.theshop.jp/
Réseaux sociauxInstagram Facebook Twitter

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Les balles temari en papier traditionnel de Matsue

Les balles temari sont à l’origine des jouets pour enfants, confectionnés par les femmes au service du seigneur avec des restes de tissu. Originaires de Chine, elles sont largement représentées au Japon. Avec le temps, ces simples jouets sont devenus de véritables objets d’art. Dans certaines familles, elles sont encore offertes au Nouvel An car elles portent chance.

En quoi les balles temari de Matsue sont-elles si spéciales ?

En général, les balles sont couvertes de tissu ou de fil. Matsue est l’unique ville au Japon où l’on décore les balles temari avec le papier traditionnel d’Izumo, fabriqué dans le village de Yakumo !

Je vous propose de découvrir les étapes de fabrication des temari de Matsue à travers cette vidéo.

Vous aussi vous aimeriez faire votre propre balle temari ?

C’est possible dans l’atelier de fabrication des balles temari qui se trouve à quelques minutes à pied du château de Matsue.

Il y a plusieurs menus proposés. On a testé pour vous le workshop strap en temari à 800 yens ! Lorsque vous arrivez, la balle est déjà prête car 24h de séchage sont nécessaires avant de pouvoir passer à la seconde étape : la décoration. Cet atelier a donc pour but de vous apprendre à décorer la balle en déchirant à la main des bouts de papier traditionnel coloré. En théorie, aucune forme ne devrait être découpée avec une paire de ciseaux mais l’artisane vous pardonnera si n’êtes pas à l’aise sans votre paire de ciseaux !

Je dois dire que c’est très reposant, on ne voit pas le temps passer. L’artisane, loin de vous mettre dehors si vous dépassez sur le temps prévu, vous invitera peut-être même à prendre un thé avec elle !

Puisque vous avez fait le chemin jusqu’à l’atelier, ne repartez pas sans faire un petit tour à la boutique. Balles temari de toutes tailles, bijoux, straps et décorations, j’ai longuement hésité avant de choisir ce que j’allais acheter en souvenir !

Un peu d’histoire…

Si les balles temari ont une longue histoire derrière elles, les balles temari en papier traditionnel d’Izumo sont en réalité plutôt récentes. En 1970, Tsuneno Kinukawa (絹川ツネノ) part vivre à Kumamoto pendant 2 ans avec son mari. C’est là-bas qu’elle se découvre une passion pour la confection des balles temari. De retour à Matsue, elle décide de décorer ses temari avec le papier traditionnel (washi) de la région : le papier Izumo Mingeishi. Si elle choisit ce papier, ce n’est pas par hasard. En effet, coloré et robuste, il résiste à l’eau, n’est pas mangé par les insectes et ne décolore pas avec le temps ! C’est une mine d’or pour l’artisane qui réalise des temari toutes plus impressionnantes les unes que les autres pendant 40 ans. Dans ses motifs, elle s’efforce de mettre en valeur les fleurs de Matsue : la pivoine et le camélia. Elle réalise ensuite les séparations avec du fil à broder.

« Les motifs des balles temari sont très colorés, il n’y a aucune limite. J’aime beaucoup imaginer différentes combinaisons » 「てまりの模様は多彩で限りはありません。色々考えだしていくのが楽しい。」Tsuneno Kinukawa 絹川ツネノ

« Le plus dur est de réussir à bien marier les motifs entre les différentes couches de papier et le fil. C’est aussi le plus intéressant »「下に張った紙とちぎり絵、糸の紋様の組み合わせが一番大変で楽しみ」 Tsuneno Kinukawa 絹川ツネノ

Si à l’échelle du temps, les temari en papier traditionnel d’Izumo sont encore très jeunes, elles ont cependant été désignées « Objet d’art traditionnel » par le département de Shimane en 1995. C’est maintenant aux jeunes générations qu’il revient de poursuivre cet art unique au Japon.

Informations pratiques

Horaires d’ouvertureLundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 9h30 à 16h (horaires susceptibles de changer selon les réservations)
Prix des workshops entre 800 et 3500 yens (de 30 min à 4h nécessaires selon le workshop choisi)
Contact (réservation obligatoire)0852-33-7973
Page Facebook 松江和紙てまり
Adresse 244-4 Uchinakabaracho, Matsue, Shimane 690-0873

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Les « Hanamochi », une particularité de la fête Hinamatsuri à Matsue

Aujourd’hui, nous sommes le 3 mars ! C’est donc le jour des petites filles au Japon =D

Lors de cette fête traditionnelle, les parents décorent de petites estrades sur un ou plusieurs niveaux avec des poupées représentant des personnages de la cour impériale à l’ère Heian (VIIIème – XIIème siècle). Très chères, il n’est pas rare que ces poupées se passent de génération en génération. À travers cette fête, les parents prient pour que leur(s) jeune(s) fille(s) grandisse(nt) en bonne santé.

Vous pouvez décorer votre maison avec ces jolies poupées dès le mois de février, mais surtout rangez-les au plus vite après le 3 mars. On dit que plus vous tardez, plus votre fille se mariera tard 😉

Qu’est-ce qui change à Matsue ?

En vivant à Matsue, j’ai découvert les hanamochi, des mochi en forme de fleurs qui viennent embellir les vitrines des divers magasins de wagashi de la ville en cette période. Curieusement, si « hanamochi » signifie littéralement « mochi en forme de fleur », les hanamochi peuvent également avoir la forme de grue ou de tortue. Leur point commun ? Ils sont blancs avec des tâches de rose, de vert et de jaune.

Hanamochi en forme de tortue à gauche

Traditionnellement les hanamochi sont préparés la veille jusque tard dans la nuit. Le riz gluant trempé dans de l’eau pendant une nuit aurait l’aspect de la bogue d’une châtaigne (l’enveloppe hérissée de piquants), raison pour laquelle on appelle également les « hanamochi » des « igamochi » (en japonais une bogue se dit « iga »). Autrefois, on dit que la forme de fleur en surface du mochi était colorée en rouge/rose et les feuilles en vert mais de nombreuses versions existent. Une fois prêts, les mochi sont déposés sur des feuilles de camélias devant les poupées avant d’être dégustés en famille. Les feuilles de camélias ne sont pas seulement de saison, on dit également qu’elles ont un rôle purificateur. Lorsque les hanamochi avaient trop séché, il était de coutume de les griller ou de les recuire à la vapeur. De nos jours, il est plus fréquent de simplement les congeler jusqu’à dégustation.

Une recette peut-être… ?

Oui ! Mais elle est en japonais et c’est plutôt long…ceci dit je vous invite à regarder les nombreuses photos qui vous montrent bien les différentes étapes avant l’obtention des hanamochi: https://www.nhk.or.jp/kamado/recipe/171.html

Le mieux étant encore de participer, si vous en avez l’occasion, à un des ateliers cuisine qui sont organisés dans les centres culturels, écoles primaires ou encore jardins d’enfants.

Auteur : IM

Plongée sous-marine à Matsue

Que diriez-vous de plonger dans les eaux turquoises de la plage de Nonami ? Un superbe décor pour une première expérience de plongée sous-marine inoubliable !

Après 45 min de plongée, vous pourrez vous requinquer dans le petit café avec vue sur la mer !

Adresse : LOCO BLUE 169 Shimanecho Nonami, Matsue, Shimane 690-1212

/!\ Les explications lors de la séance sont entièrement en japonais ! Une bonne maîtrise du japonais ou la présence d’un(e) ami(e) interprète est nécessaire.

Comment réserver ?

Site internet: http://www.locoblue-diving.com/, Instagram: @loco.blue.diving, FB: https://www.facebook.com/kazunari.morihiro

Tarif : 1 session d’essai = 15 000 yens / 2 sessions d’essai = 20 000 yens. Pour plus de détails sur les tarifs : http://www.locoblue-diving.com/blog-category-6.html

Baladez-vous en kimono dans les rues traditionnelles de Matsue

Qui dit Japon, dit kimono ! Si vous faîtes tout le chemin jusque dans ce beau pays, je ne peux que vous recommander de porter au moins une fois un kimono.

Photo prise devant l’ancienne résidence de samuraï

A Matsue, plusieurs enseignes proposent la location de kimono. Aujourd’hui je vous emmène à quelques pas de la rue traditionnelle Shiomi Nawate, dans le magasin Horikawa Komachi (堀川小町) qui propose des locations à la journée de kimono, yukata (kimono plus léger pour l’été) et hakama (habit traditionnel de la noblesse japonaise notamment porté par les samouraïs).

Le magasin est en fait une charmante maison traditionnelle =D

Si les propriétaires ne parlent pas couramment anglais, ils ont le mérite de faire de leur mieux pour que vous passiez un agréable moment en leur compagnie ! Aucun souci si vous ne parlez pas japonais, on vous demandera simplement de choisir le kimono que vous souhaitez porter, alors le langage des signes fonctionnera parfaitement 😉

Avez-vous déjà fait attention aux coiffures que font les Japonaises lorsqu’elles portent un kimono ? La plupart du temps, les cheveux sont remontés ou coiffés de manière à laisser la nuque apparente. D’ailleurs je ne vous ai pas encore tout dit ! Les services d’une coiffeuse sont compris dans le prix tant que vous ne demandez pas une coiffure des plus compliquées, alors profitez-en 😉

J’ai mon kimono, et après ?

Et après ? Vous êtes libres de profiter du beau temps et de vous balader à votre guise dans la ville. Si vous restez du côté de la rue traditionnelle Shiomi Nawate, je vous conseille notamment l‘ancienne résidence de Lafcadio Hearn, le Musée Lafcadio Hearn, l’ancienne résidence de samuraï ou un peu plus loin le Musée d’Histoire de Matsue.

Vue sur le Château de Matsue à partir du pavillon de thé Meimei-an

Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de porter un kimono, alors pour marquer le coup, que diriez-vous de faire une petite pause au pavillon de thé Meimei-an où vous pourrez déguster les fameuses wagashi de Matsue et un thé matcha ? Vous pouvez également vous rendre devant le pavillon et admirer la vue imprenable sur le château !

Thé matcha au pavillon de thé Meimei-an
Devant le pavillon de thé historique

Liens utiles

Site web (sélectionnez « anglais ») : https://www.horikawakomachi.com/?fbclid=IwAR002ap3imt5mDgXSI7Mcc4rbZEknedc1Ve41VgwcY9ZsblyxcsARoPAF3A

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Informations pratiques

Adresse &
Parking
316-1 Okudani-cho, Matsue 690-0872

2 places de parking (gratuit). N°7 et 8 en face du magasin.
Si le parking est plein, utiliser le parking « Municipal Shiroyamanishi Parking » à quelques mètres à droite
Tél/e-mail0852-23-7937 (japonais)
h.komachi@mable.ne.jp (anglais/japonais)
Heures d’ouvertureTous les jours de 9h à 17h (dernière entrée à 15h – réservation conseillée)
Accès20 min en bus de la gare JR de Matsue, arrêt Koizumi Yakumo Kinenkan Mae (小泉八雲記念館前)
40 min à pied de la gare JR de Matsue
Tarif4400 yens à la journée

Auteure : IM