Kamiarizuki no Kodomo, le film d’animation qui met à l’honneur la ville d’Izumo (département de Shimane)

Kamiarizuki no Kodomo, ou Child of Kamiari Month (litt. « L’Enfant du mois de Kamiari »), vous en avez peut-être déjà entendu parler à l’occasion de Japan Expo, lorsque l’équipe du film d’animation s’est rendue en France à deux reprises. La sortie du film est prévue en salle au Japon pour l’automne 2021 !

Résumé : Après la mort de sa mère, la jeune Kanna, amoureuse de course à pied ne réussit plus à courir. Au bord du désespoir, Kanna voit apparaître devant elle un lapin blanc, serviteur des dieux. Celui-ci l’invite à le suivre jusqu’à Izumo où elle pourra revoir sa mère, si tel est son destin. Son voyage ne se passe pas sans embûches car Yasha, le descendant d’un démon, se met en travers de sa route.

À travers ce film d’animation, c’est tout un pan encore méconnu de la culture japonaise qui s’offre à vous.

Envie d’en savoir plus sur l’histoire, les personnages, la réalisation ? 

Je vous propose d’en apprendre plus sur ce film prometteur avec son producteur et repéreur, Teppei Mishima, qui a gentiment accepté notre demande d’interview.


Teppei Mishima (三島 鉄兵), producteur et repéreur du film d’animation Kamiarizuki no Kodomo

Teppei Mishima est né dans le département de Shimane en 1979. Il intègre creatica universal en 2012 où il gère la communication pour des films, des mangas mais aussi des parcs à thème. Impliqué dans la coordination des premières de célèbres films occidentaux et japonais, on le retrouve aussi sur Le Petit Prince dans la ville de Toyota (リトルプリンス in とよた) ou encore Princesse Hineru x Kurashiki (ひるね姫×くらしき). Il a travaillé à la création du Toyota Anime Cinema Festival avant de se lancer dans la création de Kamiarizuki no Kodomo. 


Quel est votre travail en tant que producteur de Kamiarizuki no Kodomo ?

Dans le film d’animation Kamiarizuki no Kodomo, le personnage principal Kanna, se rend de Tokyo à Izumo avec son nouveau compagnon Shirousagi (litt. « lapin blanc » en japonais). Nous nous sommes mis dans la peau de cette petite fille de 12 ans et nous avons retracé sa route. Plusieurs allers-retours entre Tokyo et Izumo ont été nécessaires pour se familiariser avec ce trajet, pour le rendre fidèle à la réalité. En plus de la recherche des divers lieux pour les scènes du film d’animation, j’ai travaillé à la réalisation d’un crowdfunding grâce à une plateforme de Sony qui, sur 2 ans, nous a permis de collecter une partie des fonds nécessaires à la réalisation du projet et de rassembler des fans.

Pourquoi avoir choisi de réaliser un film d’animation sur le thème du mois de novembre, aussi appelé « le mois sans dieux » au Japon ou encore « le mois où les dieux se rassemblent » à Izumo ?  

Je suis né à Matsue. J’y ai vécu jusqu’à mes 18 ans puis je suis parti dans de plus grandes villes. Mais au fond de moi, j’ai toujours voulu vivre à Matsue. J’aime cette ville, ses habitants, cette façon de vivre entouré par la nature. Je suis fier d’être né à Matsue et je voulais rendre à cette région ce qu’elle m’avait apporté.

Il y a environ 10 ans, j’ai rejoint creatica universal, c’est là que l’aventure commence. Petit à petit, l’idée de réaliser un film d’animation sur ma région natale se concrétise.

Le grand sanctuaire Izumo Taisha est connu à travers le pays car les dieux du Japon s’y réunissent une fois par an en novembre. Le point d’arrivée de Kanna, c’est justement ce sanctuaire !

Le nom de l’héroïne est Kanna. En japonais, son nom est écrit en katakana. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs pourquoi vous avez choisi ce nom ?

Au Japon, le dixième mois du calendrier lunaire (début novembre dans le calendrier moderne) est appelé kannazuki (神無月), « le mois sans dieux ». Mais il y a une exception, l’ancienne province d’Izumo. En effet, selon la légende, tous les dieux du Japon se réunissent au grand sanctuaire Izumo Taisha une fois par an début novembre. C’est pourquoi de nos jours encore, à Matsue comme à Izumo, le dixième mois du calendrier lunaire est appelé kamiarizuki (神在月), « mois où les dieux se rassemblent » et non kannazuki. Kanna vit à Tokyo, pour elle novembre est le mois sans dieux. De Tokyo, son aventure la mènera à Izumo ! La suite, je vous invite à la regarder sur grand écran.

Sur l’affiche de votre film d’animation, les kanji 在(avec) et 無(sans) se superposent. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Je suis heureux que vous l’ayez remarqué ! Kanna entreprend un voyage de Tokyo à Izumo. La superposition des kanji 在 (pour « mois où les dieux se rassemblent) et 無 (pour « mois sans dieux ») est à l’image de ce mouvement, cette transition. En se rendant à Izumo, Kanna se retrouve dans une région où sont ancrées les racines de la culture japonaise. Ce n’est pas seulement Izumo, c’est toute une culture et ses traditions que nous avons voulu mettre à l’honneur dans ce film.

Lorsque vous présentez le film d’animation, vous employez régulièrement le mot « 原風景 » (les véritables paysages, les paysages d’origine). Quels sont pour vous ces paysages si distinctifs de Shimane ?

Le grand sanctuaire Izumo Taisha bien sûr, mais également le sanctuaire Miho-jinja dans le vieux port de Mihonoseki. (Note : le sanctuaire Miho-jinja est le sanctuaire mère de plus de 3 000 sanctuaires construits au Japon en l’honneur du dieu Ebisu, dieu de la mer et de la musique. Il est dit que visiter le sanctuaire Miho-jinja en plus du grand sanctuaire Izumo Taisha porte chance.)

Ce ne sont pas seulement des lieux, ce sont aussi des événements. Vous avez sans doute reconnu le grand rocher dans la mer sur l’affiche. C’est la plage Inasa no Hama, là où chaque année se déroule le rite Kamimukae destiné à accueillir les divinités venues de tout le Japon. Cet événement rassemble des milliers de personnes chaque année. À la nuit tombée, des torches sont disposées sur la plage, le vent souffle, l’ambiance est vraiment particulière. On a réellement l’impression que les dieux arrivent, qu’on les accueille sur cette plage avant de les conduire au sanctuaire.

Votre crowdfunding s’est terminé avec succès, le casting ainsi que des previews du film d’animation ont été mis en ligne et la chanson thème est interprétée par la célèbre chanteuse miwa. C’est la dernière ligne droite avant la sortie en salle à l’automne 2021. Quel est votre état d’esprit actuellement ?

De la reconnaissance. C’est incroyable que cette aventure ait pu aller si loin. Je ne peux que remercier tous ceux qui ont contribué à ce projet. Oser sortir de sa ville natale, de sa zone de confort, accumuler des expériences pour pouvoir rendre ce que l’on a reçu. Cette aventure c’est aussi ça, cet amour pour ma ville natale que j’ai voulu partager.

Lors de Japan Expo Paris en 2019 puis à Marseille en 2020, vous avez recueilli des commentaires très positifs de la part des visiteurs. Est-ce qu’il y a un message que vous aimeriez faire passer aux lecteurs français qui attendent avec impatience la sortie de Kamiarizuki no Kodomo ?

Tokyo, Osaka, Kyoto sont des villes très touristiques et connues. La région de San’in (nom donné au nord de la région du Chugoku comprenant les départements de Shimane et Tottori) est peu connue. J’habite à Osaka, on me demande souvent où se trouve la région de San’in. Je pense que c’est une région qui regorge de trésors, qu’on ne s’en lasse pas. J’espère que ce film d’animation vous donnera envie de découvrir cette partie encore peu connue du Japon. Moi aussi, j’attends avec impatience le jour où je pourrai retourner dans ma ville natale !

Vous pouvez d’ores et déjà acheter vos tickets en prévente, si vous habitez au Japon, pour soutenir la production !

https://www.makuake.com/project/kamiaritsukinokodomo/      

Site officielkamiari-kodomo.jp
Youtubehttps://www.youtube.com/channel/UCwzrROgiuGxxPRTdSo7jGIQ/featured
Facebook@神在月のこども
Instagram@kamiari_kodomo
Twitter@kamiari_kodomo

Auteur : IM

Daikonshima Brewery, nouvelle brasserie artisanale sur l’île de Daikonshima

L’île de Daikonshima est connue pour ses pivoines et son magnifique jardin japonais Yuushien. Tous les ans, le jardin passe à la TV nationale pendant la Golden Week, lorsque l’étang du jardin est couvert de milliers de pivoines roses, un spectacle époustouflant ! Récemment c’est une brasserie artisanale qui a vu le jour sur l’île.

La brasserie de Daikonshima propose des bières artisanales, des liqueurs ainsi que des doburoku. Le doburoku est un alcool de riz sucré, non filtré et sirupeux dans lequel nagent encore des grains de riz. On le secoue avant de le déguster bien frais. Il ne se conserve pas très longtemps après fabrication, raison pour laquelle il était autrefois utilisé dans les temples shintos ou lors de festivals pour la fertilité des terres. Au moment de notre interview, l’artisan brasseur nous présentait son tout nouveau doburoku à la pêche, qui devrait plaire aux amateurs d’alcools aux allures de jus de fruits.

Cette petite brasserie de production locale a à coeur d’utiliser au maximum les ingrédients du terroir pour créer des bières pour le moins originales ! Entre autre, on trouve de la bière à l’huître, à la clémentine, à la figue, à la patate douce (annou imo), au thé vert et au miel de fleurs de soba.

Je ne sais pas vous mais moi c’était la première fois que j’entendais parler de miel de fleurs de soba, j’ai donc fait mes petites recherches. C’est un miel foncé au goût très prononcé, similaire à celui de la mélasse lorsqu’on le mange tel quel. Par ici, on le connait surtout pour ses effets contre l’hypertension et l’artériosclérose.

À peine ouverte, la brasserie de Daikonshima a déjà été récompensée pour deux de ses bières :

  • Bière artisanale FULL THROTTLE IPA : Médaille d’argent Japan Great Beer Award 2021
  • Bière artisanale à la patate douce : Médaille de bronze Japan Great Beer Award 2021

Par curiosité avant de partir, on a demandé à l’artisan brasseur quelle bière il nous recommanderait. Evidemment, tout dépend des goûts mais la bière à la clémentine semble plaire pour son goût sucré et acidulé.

Si vous n’avez pas l’occasion de vous rendre à la brasserie, sachez que vous pouvez trouver ses produits dans des magasins de souvenirs à la gare de Matsue, à proximité du Grand sanctuaire Izumo Taisha, ou commander directement sur leur site internet.

Horaires d’ouvertureOuvert de 9h à 17h du lundi au samedi
Adresse1128-110 Yatsukacho Eshima, Matsue, Shimane 690-1401
Site internethttps://daikonshima.theshop.jp/
Réseaux sociauxInstagram Facebook Twitter

Auteur : IM

Les balles temari en papier traditionnel de Matsue

Les balles temari sont à l’origine des jouets pour enfants, confectionnés par les femmes au service du seigneur avec des restes de tissu. Originaires de Chine, elles sont largement représentées au Japon. Avec le temps, ces simples jouets sont devenus de véritables objets d’art. Dans certaines familles, elles sont encore offertes au Nouvel An car elles portent chance.

En quoi les balles temari de Matsue sont-elles si spéciales ?

En général, les balles sont couvertes de tissu ou de fil. Matsue est l’unique ville au Japon où l’on décore les balles temari avec le papier traditionnel d’Izumo, fabriqué dans le village de Yakumo !

Je vous propose de découvrir les étapes de fabrication des temari de Matsue à travers cette vidéo.

Vous aussi vous aimeriez faire votre propre balle temari ?

C’est possible dans l’atelier de fabrication des balles temari qui se trouve à quelques minutes à pied du château de Matsue.

Il y a plusieurs menus proposés. On a testé pour vous le workshop strap en temari à 800 yens ! Lorsque vous arrivez, la balle est déjà prête car 24h de séchage sont nécessaires avant de pouvoir passer à la seconde étape : la décoration. Cet atelier a donc pour but de vous apprendre à décorer la balle en déchirant à la main des bouts de papier traditionnel coloré. En théorie, aucune forme ne devrait être découpée avec une paire de ciseaux mais l’artisane vous pardonnera si n’êtes pas à l’aise sans votre paire de ciseaux !

Je dois dire que c’est très reposant, on ne voit pas le temps passer. L’artisane, loin de vous mettre dehors si vous dépassez sur le temps prévu, vous invitera peut-être même à prendre un thé avec elle !

Puisque vous avez fait le chemin jusqu’à l’atelier, ne repartez pas sans faire un petit tour à la boutique. Balles temari de toutes tailles, bijoux, straps et décorations, j’ai longuement hésité avant de choisir ce que j’allais acheter en souvenir !

Un peu d’histoire…

Si les balles temari ont une longue histoire derrière elles, les balles temari en papier traditionnel d’Izumo sont en réalité plutôt récentes. En 1970, Tsuneno Kinukawa (絹川ツネノ) part vivre à Kumamoto pendant 2 ans avec son mari. C’est là-bas qu’elle se découvre une passion pour la confection des balles temari. De retour à Matsue, elle décide de décorer ses temari avec le papier traditionnel (washi) de la région : le papier Izumo Mingeishi. Si elle choisit ce papier, ce n’est pas par hasard. En effet, coloré et robuste, il résiste à l’eau, n’est pas mangé par les insectes et ne décolore pas avec le temps ! C’est une mine d’or pour l’artisane qui réalise des temari toutes plus impressionnantes les unes que les autres pendant 40 ans. Dans ses motifs, elle s’efforce de mettre en valeur les fleurs de Matsue : la pivoine et le camélia. Elle réalise ensuite les séparations avec du fil à broder.

« Les motifs des balles temari sont très colorés, il n’y a aucune limite. J’aime beaucoup imaginer différentes combinaisons » 「てまりの模様は多彩で限りはありません。色々考えだしていくのが楽しい。」Tsuneno Kinukawa 絹川ツネノ

« Le plus dur est de réussir à bien marier les motifs entre les différentes couches de papier et le fil. C’est aussi le plus intéressant »「下に張った紙とちぎり絵、糸の紋様の組み合わせが一番大変で楽しみ」 Tsuneno Kinukawa 絹川ツネノ

Si à l’échelle du temps, les temari en papier traditionnel d’Izumo sont encore très jeunes, elles ont cependant été désignées « Objet d’art traditionnel » par le département de Shimane en 1995. C’est maintenant aux jeunes générations qu’il revient de poursuivre cet art unique au Japon.

Informations pratiques

Horaires d’ouvertureLundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 9h30 à 16h (horaires susceptibles de changer selon les réservations)
Prix des workshops entre 800 et 3500 yens (de 30 min à 4h nécessaires selon le workshop choisi)
Contact (réservation obligatoire)0852-33-7973
Page Facebook 松江和紙てまり
Adresse 244-4 Uchinakabaracho, Matsue, Shimane 690-0873

Auteur : IM

Les « Hanamochi », une particularité de la fête Hinamatsuri à Matsue

Aujourd’hui, nous sommes le 3 mars ! C’est donc le jour des petites filles au Japon =D

Lors de cette fête traditionnelle, les parents décorent de petites estrades sur un ou plusieurs niveaux avec des poupées représentant des personnages de la cour impériale à l’ère Heian (VIIIème – XIIème siècle). Très chères, il n’est pas rare que ces poupées se passent de génération en génération. À travers cette fête, les parents prient pour que leur(s) jeune(s) fille(s) grandisse(nt) en bonne santé.

Vous pouvez décorer votre maison avec ces jolies poupées dès le mois de février, mais surtout rangez-les au plus vite après le 3 mars. On dit que plus vous tardez, plus votre fille se mariera tard 😉

Qu’est-ce qui change à Matsue ?

En vivant à Matsue, j’ai découvert les hanamochi, des mochi en forme de fleurs qui viennent embellir les vitrines des divers magasins de wagashi de la ville en cette période. Curieusement, si « hanamochi » signifie littéralement « mochi en forme de fleur », les hanamochi peuvent également avoir la forme de grue ou de tortue. Leur point commun ? Ils sont blancs avec des tâches de rose, de vert et de jaune.

Hanamochi en forme de tortue à gauche

Traditionnellement les hanamochi sont préparés la veille jusque tard dans la nuit. Le riz gluant trempé dans de l’eau pendant une nuit aurait l’aspect de la bogue d’une châtaigne (l’enveloppe hérissée de piquants), raison pour laquelle on appelle également les « hanamochi » des « igamochi » (en japonais une bogue se dit « iga »). Autrefois, on dit que la forme de fleur en surface du mochi était colorée en rouge/rose et les feuilles en vert mais de nombreuses versions existent. Une fois prêts, les mochi sont déposés sur des feuilles de camélias devant les poupées avant d’être dégustés en famille. Les feuilles de camélias ne sont pas seulement de saison, on dit également qu’elles ont un rôle purificateur. Lorsque les hanamochi avaient trop séché, il était de coutume de les griller ou de les recuire à la vapeur. De nos jours, il est plus fréquent de simplement les congeler jusqu’à dégustation.

Une recette peut-être… ?

Oui ! Mais elle est en japonais et c’est plutôt long…ceci dit je vous invite à regarder les nombreuses photos qui vous montrent bien les différentes étapes avant l’obtention des hanamochi: https://www.nhk.or.jp/kamado/recipe/171.html

Le mieux étant encore de participer, si vous en avez l’occasion, à un des ateliers cuisine qui sont organisés dans les centres culturels, écoles primaires ou encore jardins d’enfants.

Auteur : IM

Plongée sous-marine à Matsue

Que diriez-vous de plonger dans les eaux turquoises de la plage de Nonami ? Un superbe décor pour une première expérience de plongée sous-marine inoubliable !

Après 45 min de plongée, vous pourrez vous requinquer dans le petit café avec vue sur la mer !

Adresse : LOCO BLUE 169 Shimanecho Nonami, Matsue, Shimane 690-1212

/!\ Les explications lors de la séance sont entièrement en japonais ! Une bonne maîtrise du japonais ou la présence d’un(e) ami(e) interprète est nécessaire.

Comment réserver ?

Site internet: http://www.locoblue-diving.com/, Instagram: @loco.blue.diving, FB: https://www.facebook.com/kazunari.morihiro

Tarif : 1 session d’essai = 15 000 yens / 2 sessions d’essai = 20 000 yens. Pour plus de détails sur les tarifs : http://www.locoblue-diving.com/blog-category-6.html

Baladez-vous en kimono dans les rues traditionnelles de Matsue

Qui dit Japon, dit kimono ! Si vous faîtes tout le chemin jusque dans ce beau pays, je ne peux que vous recommander de porter au moins une fois un kimono.

Photo prise devant l’ancienne résidence de samuraï

A Matsue, plusieurs enseignes proposent la location de kimono. Aujourd’hui je vous emmène à quelques pas de la rue traditionnelle Shiomi Nawate, dans le magasin Horikawa Komachi (堀川小町) qui propose des locations à la journée de kimono, yukata (kimono plus léger pour l’été) et hakama (habit traditionnel de la noblesse japonaise notamment porté par les samouraïs).

Le magasin est en fait une charmante maison traditionnelle =D

Si les propriétaires ne parlent pas couramment anglais, ils ont le mérite de faire de leur mieux pour que vous passiez un agréable moment en leur compagnie ! Aucun souci si vous ne parlez pas japonais, on vous demandera simplement de choisir le kimono que vous souhaitez porter, alors le langage des signes fonctionnera parfaitement 😉

Avez-vous déjà fait attention aux coiffures que font les Japonaises lorsqu’elles portent un kimono ? La plupart du temps, les cheveux sont remontés ou coiffés de manière à laisser la nuque apparente. D’ailleurs je ne vous ai pas encore tout dit ! Les services d’une coiffeuse sont compris dans le prix tant que vous ne demandez pas une coiffure des plus compliquées, alors profitez-en 😉

J’ai mon kimono, et après ?

Et après ? Vous êtes libres de profiter du beau temps et de vous balader à votre guise dans la ville. Si vous restez du côté de la rue traditionnelle Shiomi Nawate, je vous conseille notamment l‘ancienne résidence de Lafcadio Hearn, le Musée Lafcadio Hearn, l’ancienne résidence de samuraï ou un peu plus loin le Musée d’Histoire de Matsue.

Vue sur le Château de Matsue à partir du pavillon de thé Meimei-an

Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de porter un kimono, alors pour marquer le coup, que diriez-vous de faire une petite pause au pavillon de thé Meimei-an où vous pourrez déguster les fameuses wagashi de Matsue et un thé matcha ? Vous pouvez également vous rendre devant le pavillon et admirer la vue imprenable sur le château !

Thé matcha au pavillon de thé Meimei-an
Devant le pavillon de thé historique

Liens utiles

Site web (sélectionnez « anglais ») : https://www.horikawakomachi.com/?fbclid=IwAR002ap3imt5mDgXSI7Mcc4rbZEknedc1Ve41VgwcY9ZsblyxcsARoPAF3A

Facebook : https://www.facebook.com/horikawakomachi/

Instagram : @horikawakomachi_kimonorental

Informations pratiques

Adresse &
Parking
316-1 Okudani-cho, Matsue 690-0872

2 places de parking (gratuit). N°7 et 8 en face du magasin.
Si le parking est plein, utiliser le parking « Municipal Shiroyamanishi Parking » à quelques mètres à droite
Tél/e-mail0852-23-7937 (japonais)
h.komachi@mable.ne.jp (anglais/japonais)
Heures d’ouvertureTous les jours de 9h à 17h (dernière entrée à 15h – réservation conseillée)
Accès20 min en bus de la gare JR de Matsue, arrêt Koizumi Yakumo Kinenkan Mae (小泉八雲記念館前)
40 min à pied de la gare JR de Matsue
Tarif4400 yens à la journée

Auteure : IM

Apprenez à faire les fameuses soba d’Izumo !

Dans la région, les soba ont la cote ! Les soba ce sont les fameuses nouilles de sarrasin que les Japonais dégustent froides comme chaudes avec différentes garnitures. Sauf que par ici, elles ont une couleur plus sombre, une saveur plus prononcée. En effet, la farine de sarrasin est réalisée avec la graine de sarrasin entière dont son enveloppe ! Pour en savoir plus sur le sujet, je vous recommande ce très bel article : https://ancient-japan-izumo.com/fr/experiences/vol3.

Après l’effort, le réconfort : vous dégustez les soba que vous avez préparées !

J’ai toujours voulu savoir comment ces délicieuses nouilles étaient préparées, eh bien c’est chose faite !

Dans un petit village de campagne, le centre culturel Yakumo Furusato-kan propose un atelier d’environ 1h30 pour apprendre à faire des soba avec des locaux. Si l’expérience est tentante et très enrichissante, attention cependant, papi ne parle presque pas anglais ! Je vous recommande donc fortement de venir accompagné(e) d’un(e) ami(e) japonais(e) ou d’un(e) interprète.

Yakumo Furusato-kan

Rien ne vaut l’apprentissage en bonne et due forme avec des locaux mais pour vous aider si vous participez à l’atelier, je vous donne la recette en français. Préparez votre plan de travail, un rouleau à pâtisserie, de l’eau et de la farine de sarrasin, et c’est parti !

Ingrédients (pour 4 personnes) :

  • 400g de farine de sarrasin
  • 200ml d’eau (varie légèrement en fonction de l’humidité et de la température)
  • De l’algue nori prêt découpée
  • De la bonite séchée
  • Des oignons verts finement coupés

Recette :

  • Peser 400g de farine, faire un puit et y verser 100ml d’eau
  • Mélanger avec des baguettes ou équivalent pour obtenir de petites boules de pâte
  • Ajouter petit à petit la quantité restante d’eau
  • Pétrir la pâte obtenue à la main (d’après notre professeur, il faut répéter 100x l’opération avant d’obtenir une pâte homogène !)
  • Fariner légèrement le plan de travail et y déposer la préparation
  • Aplatir par petits à-coups puis utilisez le rouleau à pâtisserie
  • Enrouler la pâte sur le rouleau et l’élargir. Continuer jusqu’à obtenir une pâte fine et carrée…Oui, carrée…il parait que carré c’est meilleur que rectangle !
  • Plier 3x la pâte en deux pour obtenir un rectangle
  • Couper finement les soba dans le sens de la largeur. Après avoir coupé une vingtaine de fois, vous obtenez une portion pour une personne.
  • Fariner légèrement les soba
  • Faire bouillir les soba tout en remuant pendant environ 1min. Lorsque de la mousse se forme, couper le feu.
  • Egoutter puis rincer rapidement les soba
  • Mettre la quantité souhaitée de soba dans un récipient et ajouter des algues nori, de la bonite séchée et des oignons verts finement coupés
  • Verser un peu de sauce soja par dessus. C’est prêt !!

Avoir une recette c’est bien mais avec une vidéo c’est mieux ? À votre service 😉

Informations pratiques

  • Accès :

En voiture : à 25 min de la gare JR de Matsue.

En bus (environ 640 yen) : à 45min de la gare JR de Matsue. Prendre un bus Ichibata en direction de Yakumo (八雲線) et s’arrêter à « Yakumo shako » (八雲車庫). Prenez ensuite un bus de la ville de « Yakumo Bus Terminal » en direction de Kumano (熊野) et descendez à « Yuai Kumano Kan ». Vous vous trouvez à 3 minutes à pied du Yakumo Furusato-kan.

Adresse : Yakumo Furusato-kan, 809 Yakumocho Kumano, Matsue, Shimane 690-2104

  • Heures d’ouverture : de 9h à 15h. Fermé les mardi et tous les ans du 25 décembre au 9 janvier.
  • Tarif : 520 yen par personne (min 2, max 20 personnes). Comptez 1h30 pour la préparation des soba.
  • Réservation obligatoire au 0852-54-2041 UNIQUEMENT en japonais !

Statue de Fumaï en céramique Rakuzan-yaki au Musée d’Histoire de Matsue !

Le Musée d’Histoire de Matsue inaugurait le 18 septembre 2020 une statue de Fumaï réalisée par un artisan céramiste de Matsue !

Statue de Fumaï au Musée d’Histoire de Matsue (Kukyo Nagaoka – 2020)

C’est qui déjà Fumaï ?

Fumaï, de son vrai nom Harusato Matsudaira, est le 7ème seigneur de Matsue et un symbole de la ville. Passionné par les arts du thé dès son plus jeune âge, Fumaï créa sa propre école du thé : Fumairyū (不味流) et ses propres ustensiles pour le thé. Il rendit notamment la cérémonie du thé plus accessible en réduisant les gestes et le cérémonial qui y sont d’habitude de mise. La cérémonie du thé de l’école Fumairyū se pratique essentiellement à Matsue et dans la région d’Izumo. Pour assister à cette cérémonie du thé, je vous recommande la grande cérémonie du thé Daichakai qui a lieu tous les ans en octobre et rassemble plusieurs écoles de tout le pays. Le maître du thé Fumaï est enterré au Temple Gesshō-ji, tombeau des seigneurs de Matsue.

Pourquoi une statue de Fumaï au Musée d’Histoire ?

La magnifique statue de Fumaï que vous pourrez admirer à votre entrée dans le Musée d’Histoire a été réalisée à l’occasion de l’anniveraire des 200 ans de la mort du seigneur. Elle rend hommage à celui qui a forgé une forte culture du thé et des wagashi à Matsue, et qui perdure encore de nos jours.

La statue mesure 80cm de haut sur 50cm de large et 48 cm de profondeur. Entièrement en céramique, elle pèse 30kg. L’artisan à l’origine de cette oeuvre d’art n’est autre que Kukyo Nagaoka (長岡空郷), 12ème maître céramiste de Rakuzan-yaki, un style de céramique unique à la région d’Izumo. D’après le céramiste, le plus dur dans la réalisation de cette oeuvre d’envergure a été de trouver la balance nécessaire entre la hauteur et la largeur de la statue pour éviter la formation de fissures, car oui : l’intérieur de la statue est creux !

En savoir plus sur le Rakuzan-yaki

Rakuzan-yaki : la poterie de Matsue

Les magasins de wagashi à Matsue

À Matsue, on ne rigole pas avec le thé matcha et les wagashi !

Vous connaissiez le tea time, sachez qu’à Matsue, on a la même, version matcha ! On parle de お茶の時間 Ocha no jikan. Les personnes âgées vous diront qu’ici on boit du thé, avec ou sans wagashi (pâtisseries japonaises traditionnelles), à 10h et à 15h ! En réalité, certaines maisons de thé et entreprises perpétuent toujours cette tradition.

En tant que 3ème ville du thé après Kyoto et Kanazawa, Matsue ne manque pas de références à la culture du thé et des wagashi, que ce soit dans les pavillons de thé Meimei-an et Kangetsu-an, le musée d’Histoire, le studio d’art Karakoro ou encore les nombreux magasins de thé et wagashi de la ville !

 

Les wagashi vendues sont variées et évoluent constamment. Si certaines sont inséparables de l’histoire de la ville et peuvent être dégustées toute l’année, une grande partie change au cours des saisons. Et quand je dis au cours des saisons, ce n’est pas moins de 2 à 3 fois par mois ! Pas besoin de regarder la météo, on peut lire le changement des saisons dans les étalages des magasins de wagashi. Ainsi, quelques semaines avant la saison des cerisiers, vous verrez fleurir de nombreuses pâtisseries à l’image du printemps.

Dans cet article, je vais vous parler des 3 magasins de wagashi que ont fait revivre les wagashi du maître du thé Fumaï.

I) Saiundo

II) Saneido

III) Furyudo

Saiundo (彩雲堂), ou le magasin de wagashi « aux nuages de multiples couleurs »

Adresse du magasin principal : 124 Tenjinmachi, Matsue, Shimane 690-0064

Saiundo a été créé il y a plus de 140 ans. La région de San’in est une région nuageuse mais on dit que les nuages laissent passer des bribes de lumière aux reflets colorés propres à cette région surnommée le « Berceau des Dieux ». C’est de cette croyance que le magasin tire son nom.

Si je devais parler seulement d’une wagashi, ce serait Wakakusa (litt. « jeune pousse »), le symbole de l’entreprise et la confiserie la plus vendue. Cette wagashi est faite de mochi entourée de sucre et farine de riz verts. Elle était servie par Fumaï lors des cérémonies du thé au début du printemps. Sa couleur rappelle celle des feuilles de thé et des jeunes pousses.

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Pourquoi cette wagashi et pas une autre ? C’est très simple ! Wakakusa est une wagashi inventée par le maître du thé et seigneur Fumaï en personne et que l’entreprise a fait revivre ! En effet, durant la restauration de Meiji (1868), les 3 wagashi représentatives du seigneur Fumaï et de son oeuvre (Wakakusa 若草, Yamakawa 山川 et Natane no Sato 菜種の里) furent abandonnées avant d’être remises au goût du jour au début du 20ème siècle. Saiundo décida de faire revivre la wagashi Wakakusa en se basant sur d’anciens écrits et les savoirs transmis par des maîtres de la cérémonie du thé.

À Saiundo, tout commence sur l’île de Daikonshima, là où se trouve l’atelier de fabrication des wagashi. J’ai eu la chance de pouvoir visiter cet atelier avec pour guide, le directeur, rien que ça !

 

Il est intéressant de noter que ce petit atelier emploie 70 personnes, un chiffre plutôt élevé mais révélateur. Parce que oui, ici les wagashi sont faîtes à la main, on pourrait presque dire, dans la tradition !

Lors de ma visite, le directeur m’a fait remarqué que les wagashi à Matsue sont pastels. En effet, en pensant aux couleurs très vives des wagashi de Kyoto, on pourrait se demander pourquoi. Je vais avoir l’air de me répéter, mais ici, manger des wagashi fait partie du quotidien ! Du coup, aucun besoin de créer des pâtisseries aux couleurs vives, on ne marque pas une occasion spéciale.

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Si l’atelier ne se visite pas, je vous encourage à aller jeter un oeil au magasin principal qui se situe à 8 min à pied de la gare JR de Matsue. Vous y trouverez toutes les confiseries réalisées dans l’atelier mais également de véritables oeuvres d’art…entièrement en wagashi. Celles-ci sont réalisées par les maîtres de l’atelier et, tenez-vous bien, certaines ont plus de 30 ans ! Tous les ans un concours met à l’honneur un maître pour son oeuvre. Des heures de travail pour des réalisations à couper le souffle, c’est à s’y méprendre.

 

Au deuxième étage, vous pourrez profiter d’un bol de thé matcha avec une confiserie dans le petit café qui sert également de salle d’exposition aux oeuvres des employés.

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Wagashi Natsukodachi représentant le renouveau de la nature

S’il vous reste un peu de temps lors de votre passage en ville, sachez que Saiundo tient un atelier de création de wagashi au studio d’art Karakoro. Pour une dizaine d’euros, vous apprenez à façonner vos propres wagashi pendant 30 min, en suivant les gestes d’un maître.

Making Wagashi Japanese Confectionery in Karakoro Art Studio - Matsue

Petite anecdote pour finir, sachez que Monsieur Itami, l’un des meilleurs artisans-confectionneurs de wagashi de l’archipel qui prépare des wagashi au Musée d’Histoire de Matsue, dans le salon de thé Kiharu, est un ancien de l’entreprise Saiundo !

Horaires Ouvert tous les jours, de 9h30 à 18h30.
Atelier Atelier wagashi : Sur RDV au 0852-20-7000, 1,080¥, 30mn, séances à 11h et 14h, sauf le mercredi (URL).
Site internet http://www.karakoro-kobo.com/ (jp)
Téléphone 0852-20-7000 (japonais uniquement)

Vous pouvez également faire une demande en français ou en anglais sur notre page Facebook Découvrez Matsue (Instagram : Discover Matsue)

Accès Karakoro Art Studio est situé dans le centre-ville, près de l’embarcadère pour la croisière Horikawa (Karakoro Hiroba). Bus Lake Line, arrêt 6 ou 23.

Saneido (三英堂)

Adresse du magasin principal : 47 Teramachi, Matsue, Shimane 690 0063

Saneido a été créé en 1929. Situé dans le quartier Teramachi, le magasin approche les 100 ans !

 

Ici aussi, les wagashi sont faîtes main. Un peu plus haut, je vous parlais de la wagashi Wakakusa. Saneido est lui connu pour sa wagashi Natane no Sato 菜種の里 (litt. « champ de graines de colza ») appréciée par le seigneur Fumaï. Cette wagashi sèche est faite de sucre mélangé à de la farine de riz gluant et représente un papillon volant au-dessus d’un champ de colza au printemps. Vous pouvez notamment la déguster au pavillon du thé Meimei-an.

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Leur seconde spécialité, c’est la wagashi Hi no demae 日の出前, nommée ainsi par Kawai Kanjiro, célèbre céramiste né dans la ville voisine de Yasugi. Elle est servie au Musée d’art et jardin Adachi où des oeuvres du céramiste sont exposées.

Quand je me suis rendue dans le magasin, nous étions en pleine saison des pluies. L’hortensia étant le symbole de cette saison, j’ai pu exceptionnellement déguster, dans le magasin, la wagashi nommée Ajisai, soit « hortensia ». NB : le magasin ne fait pas salon de thé, les clients ne peuvent normalement pas y déguster de wagashi.

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Wagashi Ajisai

Furyudo (風流堂)

Adresse du magasin principal : 151 Teramachi, Matsue, Shimane 690-0063

Furyudo, littéralement le magasin de l’élégance ou du raffinement, a été créé en 1890. Les deux wagashi qui font la réputation de Furyudo sont Yamakawa et Asashio.

Yamakawa, très appréciée du seigneur Fumaï et reproduite en 1918, fait partie du TOP 3 des wagashi japonaises !

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Wagashi Yamakawa, TOP3 des wagashi japonaises

TOP 3 des wagashi :

  1. Chōseiden (Magasin Morihachi) – Ville de Kanazawa, Ishikawa
  2. Koshinoyuki (Magasin Koshinoyuki Honpoyamato-ya) – Ville de Nagaoka, Nigata
  3. Yamakawa (Furyudo) – Ville de Matsue, Shimane

Quel goût ça a une wagashi du TOP 3 ?

On parle d’une confiserie traditionnelle, TOP 3 ou pas, celle-ci est en grande partie constituée de sucre ! Pourtant, à ma grande surprise, le goût du riz était également bien présent, donnant une saveur tout à fait particulière à cette wagashi. On parle de wagashi sèche car celle-ci n’est composée que de sucre et de farine de riz gluant grillé appelée Kanbaiko (寒梅粉).  Il me serait bien difficile d’illustrer ce goût avec l’exemple d’une pâtisserie française, je vous encourage donc à en goûter un bout lors de votre séjour à Matsue.

Bien que dite « sèche », et contrairement à son apparence, Yamakawa n’est pas dure. N’imaginez pas un bonbon à sucer, cette confiserie fond en bouche immédiatement, la texture est d’ailleurs impressionnante ! Le thé matcha traditionnellement bu juste après contrebalance à merveille le goût encore sucré en bouche.

Le goût, c’est une chose, mais au Japon, la signification n’en reste pas moins importante.

Le nom Yamakawa, littéralement « montagne et rivière », viendrait de la vue des feuilles d’érable flottant à la surface de l’onde claire d’un ruisseau du Mont Tatsuta (Ikoma – département de Nara).

« Je ne vois pas en quoi ces deux barres roses et blanches représentent des érables et un ruisseau ! »

Effectivement ça ne saute pas aux yeux. Le rose représente les érables et le blanc le ruisseau. Ne me demandez pas pourquoi ce n’est pas rouge et bleu, c’est un mystère. Toujours est-il que lorsque vous achetez Yamakawa, vous vous retrouvez effectivement avec deux barres et non pas plusieurs morceaux comme c’est le cas sur 90% des photos ! Ce n’est pas une erreur, c’est bel et bien voulu. Vous êtes en effet supposés couper des morceaux irréguliers à la main en imaginant les feuilles d’érable qui tombent sur l’eau claire du ruisseau. Suivant les saisons, les morceaux roses pourront être placés en-dessous ou au-dessus de la rivière. On dit que Fumaï servait régulièrement cette wagashi lors de ses cérémonies du thé.

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Yamakawa, la wagashi en barres à couper à la main

Lorsque nous avons rencontré la responsable du magasin, elle nous a appris qu’en plus de la wagashi Yamakawa, Asashio (朝汐, litt. « la marée du matin ») est une des confiseries phares du magasin. Elle représente l’écume formée par les vagues de la mer du Japon qui se brisent sur les rochers. Non-amateurs de pâte de haricot rouge sucré, s’abstenir ! Cette wagashi est faite de tsukune-imo (sorte de pomme de terre), et de haricots rouges d’Hokkaido.

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Wagashi Asashio

Pourquoi les wagashi japonaises ont souvent un goût fade ?

Toutes les wagashi japonaises ne sont pas fades !

Très axés sur les wagashi traditionnelles de Matsue, cet article ne traite qu’une petite partie de ce qu’on appelle « wagashi ». Les gelées yōkan, les daifuku, les dorayaki sont également des wagashi. Si vous pensiez que toutes les wagashi étaient fourrées à la pâte de haricot rouge sucré, détrompez-vous ! Pas plus tard qu’hier, je goutais une magnifique gelée à la prune et une wagashi fourrée au yuzu confit (citron japonais) qui n’avaient rien à envier aux desserts français.

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Amanokawa, Kohaku et Seseragi, des gelées vendues en été

 

Dans la pensée japonaise, la wagashi accompagne le thé matcha et non l’inverse ! Une wagashi au goût trop prononcé ne se marierait pas bien avec le matcha. C’est une des raisons principales au goût peu prononcé des wagashi. À cela s’ajoute un amour particulier des Japonais pour tout ce qui est aimai, soit « vague, non-dit ». Sucre, farine de riz, haricot rouge, tout est fait pour que vous puissiez créer votre propre interprétation de la wagashi, que vous puissiez vous faire votre propre image de son goût ! Forcément, si elle était au chocolat, vous pourriez difficilement dire qu’elle est à autre chose…

Mais pas d’inquiétudes ! Si vraiment le goût traditionnel ne vous dit rien, reportez-vous sur les wagashi contenant du sésame (goma), des noix (kurumi), des fruits frais ou confits (kudamono) et je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus !

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Wagashi au sésame, Michishiba (路芝)

PS : Une bonne partie des magasins de wagashi de Matsue se trouve aux alentours de la gare, dans le quartier Teramachi. Profitez donc d’être près de la gare JR de Matsue pour en déguster quelques-unes ou simplement admirer les étalages de wagashi de différents magasins 😉

parcours

Attention : Si vous souhaitez ramener des wagashi du Japon, n’oubliez pas de demander la date de péremption car ces pâtisseries traditionnelles se conservent rarement plus d’un mois !

Auteur : IM

Où admirer les cerisiers à Matsue ?

On a posté beaucoup de photos de cerisiers sur ce blog, mais il manquait un article qui récapitule les plus beaux endroits pour admirer les cerisiers entre fin mars et début avril à Matsue.

Si vous avez déjà parcouru nombre de nos pages et articles, vous trouverez peut-être un article qui vous a échappé, et si vous nous découvrez ce jour, c’est le moment d’en apprendre plus sur la Cité de l’Eau 😉 !

Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de nos trouvailles !

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1. Le Château de Matsue : facile d’accès, le Château de Matsue est un incontournable en cette saison. C’est selon moi un des plus beaux endroits pour admirer les cerisiers en fleurs. Loin de la foule des grandes villes, il est tout à fait possible de faire un pique-nique sous les cerisiers au pied du château.

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2. Tamatsukuri Onsen : le quartier thermal est très facile d’accès en train à partir de la station Shinjiko-onsen et permet également de faire son hanami à l’écart de la foule au bord de la rivière Tamayu. Le petit plus : profitez des boutiques de souvenirs, bains de pied et des quelques onsen ouverts aux individuels sans réservation de chambre.

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3. Temple Senju-in : en cours de rédaction…À 10 minutes à pied du château, le temple est connu pour son cerisier bicentenaire et sa vue sur la ville et le château.

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4. Temple Kiyomizudera : un magnifique temple bouddhiste qui abrite l’unique pagode à trois étages de la région du San’in. La vue de la pagode entourée de cerisiers vaut vraiment le détour et je pense que ce temple aurait sa place plus haut dans le classement. Toutefois, s’il n’est pas impossible de s’y rendre en transport en commun, les changements nécessaires rendent le trajet long. Si vous en avez la possibilité, s’y rendre en voiture ne prend que 30 min à partir de la gare JR de Matsue.

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5. Cherry Road : Le Cherry Road est une route le long de la mer du Japon bordée par des centaines de cerisiers. On peut y faire un hanami mais les places de stationnement sont assez limitées. Si vous passez par là, la route est sympathique à longer en voiture ou à vélo (attention il y a quand même un peu de dénivelé).

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6. Kazawu-zakura de Daikonshima : Les kazawu-zakuras ne sont pas, comme vous pouvez le constater, blancs mais d’un rose très prononcé. C’est une variété particulière qui fleurit début mars !

Et pour finir, on résume le tout en vidéo =)

Il existe beaucoup d’autres endroits dans le département avec de magnifiques cerisiers notamment le long de la rivière Hiikawa et dans des temples et sanctuaires. Pour plus d’informations, je vous invite à consulter la page officielle du département (en anglais) : https://www.kankou-shimane.com/en/?p=2124

Auteur : IM